Erika Vlieghe prône la mise en place d'un test en plus du CST pour les événements de grande envergure

Dans les situations à plus hauts risques, l'experte recommande de faire passer un test même aux personnes vaccinées contre le coronavirus.

Erika Vlieghe prône la mise en place d'un test en plus du CST pour les événements de grande envergure
©Belga
M.D.

La situation épidémiologique en Belgique est pour le moins préoccupante. Le cap des 10.000 contaminations en moyenne par jour a été franchi. Dès lors, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a appelé ce vendredi à mettre en place certaines règles plus strictes, telles que le port du masque pour tous à partir de l'âge de 9 ans. Erika Vlieghe, la présidente du GEMS, a marqué son accord dans ce sens. " Si vous pouvez garder les écoles ouvertes de manière durable en portant un masque et en mesurant le CO2, ce sont des mesures qui peuvent aider à garder tout le monde en bonne santé" , a déclaré l'experte auprès de nos confrères de VTM Nieuws.

Face à la recrudescence de l'épidémie, Erika Vlieghe souhaite rester réaliste et propose un tour de vis. "Nous avions déjà prévenu avant l'été. Nous avons réitéré cet avertissement en septembre. Je pense qu'il est important de se rendre compte qu'il se passe quelque chose et qu'en même temps, ce n'est pas un échec de la vaccination. Il s'agit d'un manque de mesures combiné à un virus agressif".

Pour pallier la situation, elle propose, en plus de du covid Safe Ticket, de faire passer un test dans les événements de grande ampleur ou dans les établissements du monde de la nuit. "Nous pensons que c'est une bonne idée pour les situations à haut risque. Quand vous ne pouvez pas garder votre masque ou garder vos distances, comme dans la vie nocturne" , explique-t-elle.

Pour conclure, Erika Vlieghe met en garde face à la limite des 500 personnes hospitalisées aux soins intensifs en raison du coronavirus. De fait, cette dernière pourrait être franchie d'ici la fin du week-end et changer la donne. "Cette limite avait vu le jour pour permettre d'assouplir. Si nous le dépassons maintenant dans le sens inverse, nous devons agir maintenant de manière cohérente" , conclut la présidente du GEMS.

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