Philippe Devos n'est pas pour une fermeture de certains secteurs: "Cela ne ferait que reporter le problème, sans le régler"

Philippe Devos n'est pas en faveur d'une fermeture pure et dure de plusieurs secteurs.

Philippe Devos n'est pas pour une fermeture de certains secteurs: "Cela ne ferait que reporter le problème, sans le régler"
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Ad.R.

À la veille du Comité de concertation, Philippe Devos, ex-président du syndicat des médecins belges (ABSYM) était invité sur le plateau de QR le débat. La question d'un "semi-confinement", comme celui décrété aux Pays-Bas depuis la semaine dernière, a été amenée sur la table par des téléspectateurs se demandant si une telle mesure était utile, ou si une fermeture pure et dure de certains secteurs serait nécessaire chez nous.

Pour Philippe Devos, "fermer le pays" pendant trois semaines ne servirait pas à grand chose en ce moment, ni sur le long terme. Si l'on fait ça, "on va reporter le problème, pas le régler", a affirmé le médecin liégeois. Car il craint qu'après une telle fermeture, tout le monde reprenne ses habitudes en oubliant les gestes barrières par exemple. "On est actuellement dans une courbe moins exponentielle que la dernière fois, donc d'autres mesures peuvent être prises avant d'imposer une fermeture", a poursuivi Philippe Devos, qui souhaite que les Belges puissent continuer d'aller au restaurant ou au bar, mais "sans surcharger (son) service hospitalier".