"Il faut remettre l’expert à sa juste place: il est là pour donner un avis et doit, en principe, se taire ensuite"

À quelques heures du Comité de concertation, le président de l’Union des classes moyennes a répété son scepticisme quant au télétravail obligatoire dans les entreprises belges.

Alors que le Codeco compte prendre des mesures dès ce mardi afin de casser la 4e vague de la pandémie, Pierre-Frédéric Nyst, le président de l’UCM, a rappelé ce mercredi matin dans "Il faut qu'on parle sur DH Radio, qu’il n’était pas favorable à l’idée d’obliger les Belges à télétravailler de nouveau.

"Nous sommes contre ce retour en arrière, explique l’homme fort de l’Union des classes moyennes. Nous souhaitons que le télétravail soit recommandé et pas imposé. On n’a pas besoin d’une obligation supplémentaire. C’est aux entreprises à trouver leur équilibre."

Selon Pierre-Frédéric Nyst, télétravailler quatre jours par semaine– comme le Codeco l’imagine – "c’est trop": "On constate une différence entre les grandes entreprises, où l’on peut organiser le télétravail plus facilement, et les plus petites structures, où il y a un risque de désorganisation de l’entreprise. Et c’est ça que l’on veut éviter. Au-delà de dix travailleurs, si on applique le télétravail de façon obligatoire quatre jours par semaine, on déstructure l’organisation."

Pointant du doigt les membres du GEMS - "Il faut remettre l’expert à sa juste place: il est là pour donner un avis et doit, en principe, se taire ensuite" - dont les déclarations mettent la pression sur le Comité de concertation, l’UCM se dit toutefois d’accord pour faire quelques concessions. Exemple avec le Covid Safe Ticket.

"Il y a quelques semaines, nous avons dit que nous n’étions pas en faveur du CST dans les entreprises. Aujourd’hui, par rapport au dernier Codeco, les contaminations ont doublé. En raison de la situation, on est donc prêt à débattre du CST, déclare Pierre-Frédéric Nyst. On ne dit pas que c’est la solution mais on peut en débattre. Le tout est de voir quelles sont les conséquences pour un travailleur qui ne possède pas d’un CST valable."

De même, l’Union des classes moyennes ouvre désormais la porte une vaccination de tous les travailleurs. À commencer par "là où elle est indispensable pour protéger les personnes vulnérables".

Sur le même sujet