La Défense se dotera d'une nouvelle composante avant fin 2022: un "Cyber Command", pour "renforcer les missions du SGRS dans le cyberespace"

L'armée belge se dotera au plus tard à la fin de l'an prochain d'un "Cyber Command" (cybercommandement), précurseur d'une future composante Cyber de la Défense, aux côtés des quatre - Terre, Air, Mer et médicale - existantes, a annoncé mercredi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder.

La Défense se dotera d'une nouvelle composante avant fin 2022: un "Cyber Command", pour "renforcer les missions du SGRS dans le cyberespace"
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"L'accent sera mis en 2022 sur le renforcement des capacités cyber opérationnelles au sein du SGRS (le Service général du Renseignement et de la Sécurité du département) et le démarrage de ce qui doit devenir à terme la composante Cyber de la Défense", a-t--elle déclaré en commission de la défense nationale de la Chambre en présentant sa note de politique générale.

"En partant de l'analyse du bureau de projet (mis en place cette année, ndlr), un cybercommandement sera déjà mis en place au plus tard fin 2022, permettant de garantir le renforcement des missions du SGRS dans le cyberespace, d'assurer le développement des capacités cybernétiques et d'initier l'innovation dans le domaine cyber à la Défense", précise ce document.

Ce cyber-commandement sera également chargé d'orienter le processus de croissance vers la future composante Cyber dans les années à venir, a ajouté Mme Dedonder (PS) devant les députés.

Pour le SGRS, ce projet impliquera également une extension des applications de ses propres capacités cybernétiques contre une cyberattaque sur des cibles civiles en Belgique, selon la ministre.

La mise sur pied d'une cinquième composante, dédiée à l'espace cybernétique, fait partie depuis des années des plans de la Défense.

Elle était initialement envisagée vers 2025. Mais le chef de la Défense (Chod), l'amiral Hofman, avait annoncé en octobre une accélération de ces plans, notamment pour contrer les attaques des trolls sur internet, évoquant aussi la fin 2022 comme nouvelle échéance.

À terme, quelque 300 militaires et civils hautement qualifiés travailleraient au sein de cette composante pour y effectuer un travail défensif mais également offensif en ligne, selon la presse flamande.