Faut-il annuler les marchés de Noël? "Nos fêtes seront différentes à partir de maintenant"

Les experts ne sont pas d'accord concernant la tenue des traditionnelles festivités de fin d'année. Certains estiment que les marché de Noël sont trop dangereux, d'autres ne voient pas de raison de les annuler.

Faut-il annuler les marchés de Noël? "Nos fêtes seront différentes à partir de maintenant"
©JC GUILLAUME
M.R.

Tandis que décembre approche à grands pas, sapins et décorations commencent à fleurir aux quatre coins du pays. Si plusieurs marchés de Noël ouvriront leurs portes cette semaine, certaines villes - comme Louvain et Gand - ont déjà fait savoir qu'elles annulaient les festivités prévues sur leur territoire en cette fin d'année. En cause: le nombre de contaminations qui ne cesse d'augmenter dans notre pays. La vague d'annulations a toutefois surpris les virologues Steven Van Gucht et Marc Van Ranst.

Interrogés par nos confrères de Het Laatste Nieuws, ils ont ainsi estimé que de telles activités en plein air ne posaient pas de véritables problèmes. Dans le cas où de grandes foules se retrouveraient dans les centres-villes, les experts ont toutefois prôné de bien veiller à ce que tout le monde porte un masque. Steven Van Gucht a par ailleurs souligné que la décision de certaines communes de ne pas organiser de marché de Noël pouvait justement poser problème au niveau de la fréquentation des autres marchés bel et bien ouverts. "On ne fait que déplacer le problème", a regretté le porte-parole interfédéral, appelant à une approche coordonnée. "Il se pourrait que les gens se rendent au seul marché de Noël de la région et que celui-ci soit alors plus populaire que prévu - et donc juste plus dangereux en termes de contaminations."

"Nous n'avons pas d'autre choix que d'annuler"

Une opinion que ne partage pas Geert Molenberghs. Selon le biostatisticien, il y a bel et bien un intérêt épidémiologique à annuler les festivités de décembre. "Nous n'avons pas d'autre choix que d'annuler les événements de masse", a-t-il affirmé à De Standaard, soulignant qu'il s'agissait aujourd'hui d'une limite que nous ne pouvions pas franchir. L'expert a ainsi rappelé que ces festivités allaient attirer des milliers de Belges des quatre coins du pays, laissant craindre de voir des transports en commun bondés.

Egalement interviewée par De Standaard, Elke Geraerts, docteur en psychologie, a invité les citoyens à "accepter que les années à venir seraient un yo-yo entre assouplissements et restrictions". "Nos fêtes seront différentes à partir de maintenant", a-t-elle conclu. "Et même si c'est sans marché de Noël et sans vin chaud, nous avons quand même une vie merveilleuse."


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