"Découragés": les médecins généralistes poussent un coup de gueule après le Comité de concertation

La politique de dépistage est dans le viseur des médecins généralistes.

"Découragés": les médecins généralistes poussent un coup de gueule après le Comité de concertation
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Face à l'augmentation continue des infections, le Covid menace de plus en plus les hôpitaux. Pour tenter de les soulager, un Comité de concertation a eu lieu ce vendredi. Des mesures plus strictes entreront en vigueur à partir de ce samedi.

Le Codeco a également annoncé l'ouverture prochaine de centres de testing dans lesquels les gens pourront se rendre librement pour se faire tester. "Avec les Communautés et les Régions, nous allons voir comment organiser cela", a déclaré le Premier ministre.

Mais selon les médecins généralistes, cela ne suffit pas. Comme l'explique Roel Van Giel de Domus Medica, la plus grande association des généralistes du pays pour Het Laatste Nieuws. "Nous sommes déçus et inquiets", commence-t-il. "Se faire tester sans rendez-vous ne suffit pas à soulager la pression sur les généralistes. Ce que nous voulons, c'est une révision complète de la politique de dépistage."

Actuellement, le gouvernement préconise un dépistage de masse. Et les médecins généralistes doivent bien souvent effectuer le sale boulot. "Actuellement, il y a 10 000 médecins hautement qualifiés qui s'occupent principalement de délivrer des codes de test, d'informer sur le dépistage et la quarantaine et d'orienter les gens vers les centres de dépistage", affirme le médecin. Pour lui, les médecins doivent revenir à leur travail de base: soigner les individus. "Nous devons pouvoir nous concentrer à nouveau sur les soins, le triage des personnes et faire en sorte que ceux qui en ont besoin puissent être admis à l'hôpital."

Une nouvelle politique, oui mais laquelle?

"Ce mercredi, nous avions proposé un plan très clair avec les exigences minimales pour que les médecins généralistes puissent à nouveau travailler, mais rien n'a été fait. Cela me décourage." Pour redevenir des vrais médecins, Roel Van Giel préconise une nouvelle politique de dépistage. Le gouvernement devrait mettre en place un système automatisé pour demander des codes de test et fournir des attestations pour les employeurs et autres.

"Nous avons affaire à 20 000 à 25 000 tests positifs par jour. Ces personnes ont toutes été en contact avec au moins quatre ou cinq autres personnes. Nous parlons donc de 125 000 tests par jour." Un chiffre colossal. Pour lui, une quarantaine obligatoire de cinq jours devrait être réalisée. "Pendant ce temps, les médecins généralistes ne sont pas appelés tous les jours pour attendre leur résultat ou un deuxième test. Quelques centres sans rendez-vous ne soulageront certainement pas la pression sur les médecins généralistes."

Une CIM Santé doit avoir lieu ce samedi pour discuter notamment de la politique de dépistage.

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