Pas de traitement de faveur pour les Belges voyageant en France à partir du 15 janvier sans dose booster

La France désactivera le 15 janvier le pass sanitaire des adultes n’ayant pas reçu de dose de rappel. Qu'en sera-t-il des Belges qui n'ont pas encore eu l'occasion de recevoir leur booster? Le service communication du Premier ministre français, Jean Castex, apporte des éléments de réponse.

La France désactivera le 15 janvier le pass sanitaire de tous les adultes n'ayant pas reçu de dose de rappel.

La restriction entre en vigueur le 15 décembre 2021 pour les plus de 65 ans dont le rappel n’a pas été fait dans un délai de 7 mois à compter de la dernière injection ou de la dernière infection. À partir du 15 janvier 2022, le pass sanitaire de tous les adultes qui n’ont pas reçu leur troisième dose ne sera plus valable en France.

En Belgique, l’objectif est d’avoir administré la troisième dose en mars. Un grand nombre de nos concitoyens, en particulier parmi les plus jeunes, risque fort de ne pas être complètement vacciné en date du 15 janvier, au vu de l’agenda de vaccination. Les autorités belges sont conscientes de la problématique.

Une solution globale se dégage au niveau européen avec la proposition d’une “troisième dose au plus tard neuf mois après la deuxième dose Pfizer ou Moderna”. Le texte entrerait en vigueur le 10 janvier, ce qui laisserait théoriquement le loisir à chaque Belge désireux de recevoir son booster de se le faire administrer.

“Le pass sanitaire européen reste bien entendu valable pour entrer en France”, nous indique le service communication du Premier ministre français, Jean Castex. Une fois sur leur territoire, la France n’entend cependant pas faire bénéficier les Belges ni les ressortissants européens qui n’ont pas encore reçu la troisième dose d’un régime de faveur.

“Pour les activités pour lesquelles un pass sanitaire est demandé en France (aller au musée par exemple, ou utiliser les remontées mécaniques d’une station de ski), les personnes étrangères qui n’auront pas un schéma vaccinal complet seront dans la même situation que les ressortissants français n’ayant pas un schéma vaccinal complet. Autrement dit, s’ils sont éligibles à la dose de rappel et ne l’ont pas effectuée dans le délai imparti, ils devront faire un test PCR valable 24h pour accéder aux activités soumises au pass sanitaire”, nous précise Matignon.

Bémol : entre la France et la Belgique, la temporalité d’administration de la troisième dose diffère, du moins selon l’agenda communiqué respectivement par les deux nations. Prenons l’exemple d’un Belge qui a reçu sa seconde dose par exemple le 30 juin, mais pas encore la troisième, et souhaite se rendre dans les Alpes. S’il se rend en France du 20 au 27 janvier, son pass sanitaire serait en théorie encore valide puisque le délai de 7 mois ne serait pas encore écoulé. En revanche, s’il réalise le même périple à partir du 1er février, son pass ne serait plus valide. Or, il n'est pas garanti qu'il ait alors déjà reçu son booster, du moins au vu de l'agenda communiqué par les ministres de la Santé, au niveau belge.

Il pourrait malgré tout, si le règlement européen est validé par les Etats membres, entrer en France durant encore 2 mois (9 mois après la seconde dose). Mais pas se rendre au restaurant ou emprunter les remontées mécaniques d’une station de Haute-Savoie. A moins d’effectuer un test PCR négatif… tous les jours.

Sur le même sujet