Reporter les soins non urgents, suffisant pour lutter contre la 4e vague? "Le transfert de patients à l'étranger pourrait être nécessaire"

La directrice de la coupole flamande des hôpitaux et organisations de soins Zorgnet-Icuro, Margot Cloet, craint que la décision de reporter de deux semaines les soins non urgents soit insuffisante.

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"Nous pressons un citron qui est déjà presque entièrement pressé", a-t-elle réagi. La directrice plaide pour un débat parlementaire sur la priorité des soins. Mardi soir, le Comité Hospital & Transport Surge Capacity, qui surveille au quotidien l'évolution de la situation dans les hôpitaux, a décidé de reporter de deux semaines tous les soins non urgents. Parmi les types de soins concernés figurent les activités faisant appel aux soins intensifs mais qu'il est possible de reporter, les hospitalisations classiques ne faisant pas appel aux soins intensifs et les activités de jour en chirurgie ne faisant pas appel aux soins intensifs.

La directrice de Zorgnet-Icuro doute fortement que cette mesure soit suffisante. "Il y a de fortes chances que des mesures supplémentaires soient nécessaires, comme le transport de patient à l'étranger ou l'envoi d'équipes d'infirmières de l'étranger", explique-t-elle.

Alors que les hôpitaux font probablement face à la vague la plus difficile, Margot Cloet demande à ce que des choix politiques soient pris quant aux patients qui doivent rester prioritaires. "Allons-nous continuer de donner la priorité aux gens sur base de leur maladie ou leur pathologie ?", s'interroge-t-elle. "Ou allons-nous donner la priorité aux patients qui ont les meilleures chances de s'en sortir, comme c'est le cas aux Pays-Bas avec le code noir? Cette question devrait faire l'objet d'un débat parlementaire", conclut-elle.

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