Du changement dans la lutte contre le coronavirus: les pharmaciens sont désormais autorisés à vacciner

Le Conseil des ministres a approuvé vendredi un avant-projet de loi permettant aux pharmaciens de vacciner contre le Covid-19.

Belga
Du changement dans la lutte contre le coronavirus: les pharmaciens sont désormais autorisés à vacciner
©FLEMAL JEAN-LUC

L'avant-projet a pour but "d'impliquer davantage les pharmaciens dans la lutte contre le coronavirus et plus particulièrement en ce qui concerne le processus de vaccination contre ce virus, comme cela a été recommandé par la task force vaccination, mise en place dans le cadre de la lutte contre la pandémie", peut-on lire dans le texte.

Il prévoit donc d'habiliter les pharmaciens d'officine "à prescrire, mais aussi, moyennant une formation spécifique, à administrer le vaccin contre le coronavirus".

Le vaccin ne pourrait être prescrit qu’à la condition d’être immédiatement administré dans la pharmacie elle-même.

Remboursements illimités

L’Absym, l’association belge des syndicats médicaux, avait vertement rejeté cet avant-projet de loi. Dans une lettre ouverte adressée jeudi dernier au Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) et au ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), le syndicat demandait le retrait de ce texte.

La task force vaccination, qui se réunissait ce samedi, indiquait que les personnes qui ont fait une réaction grave à la vaccination contre le Covid-19 et pour qui une deuxième injection n’est plus envisageable peuvent également recevoir un certificat de vaccination par l’un des 21 médecins de référence officiels. Cette attestation n’est pas contre valable qu’en Belgique, a précisé la task force vaccination.

Depuis septembre, certaines personnes qui, pour des raisons médicales (risque élevé de réactions allergiques notamment), ne peuvent pas se faire vacciner peuvent se voir proposer par l’un de ces 21 médecins de référence une attestation leur permettant le remboursement sans limite des tests PCR.

À peine quelques dizaines de personnes en ont profité depuis le début de l’année scolaire, malgré la quantité importante de demandes reçues, la plupart des personnes pouvant être vaccinées moyennant quelques adaptations, a précisé la task force lors de son point de presse hebdomadaire.

Attestation en cas de réaction

Depuis peu, les personnes ayant eu une réaction indésirable très grave (ayant entraîné une hospitalisation) après une première injection de vaccin peuvent également être envoyées par leur médecin généraliste vers un médecin de référence qui pourra envisager d’utiliser un vaccin différent pour la prochaine vaccination anti-coronavirus ou, si cela n’est pas possible, de délivrer une attestation permettant d’obtenir un CST-vaccination.

Les infections toujours en baisse

Les indicateurs de l’épidémie continuent, eux, de baisser. Le nombre moyen de contaminations quotidiennes est repassé sous la barre des 15 000, une première depuis la mi-novembre, selon les chiffres épidémiologiques de l’Institut de santé publique Sciensano de samedi.

Du 2 au 8 décembre, la moyenne des nouveaux cas était ainsi de 14 680 par jour, un recul de 17 % par rapport à la semaine précédente. Le taux de positivité est de 16,6 %, stable par rapport aux derniers jours.

Le nombre d’admissions à l’hôpital poursuit lui aussi sa baisse, pour une moyenne de 275 par jour entre le 5 et le 11 décembre.

Seul le nombre de lits de soins intensifs occupés continue encore sa timide progression, avec 840 patients se trouvant dans ce type d’unités samedi, contre 838 la veille.

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