Le délai entre les doses de rappel des vaccins Pfizer et Moderna réduit, la campagne de vaccination va s'accélérer

La dose de rappel pourra être administrée plus rapidement.

Le délai entre les doses de rappel des vaccins Pfizer et Moderna réduit, la campagne de vaccination va s'accélérer
©BELGA

La CIM santé s’est réunie mercredi soir. La proposition de descendre à un délai de 4 mois pour les vaccins Pfizer et Moderna a été retenue par les différents ministres de la santé, contre 6 mois jusqu’ici. Pour AstraZeneca ou Johnson&Johnson, rien ne change. Cet accord se base sur les propositions des experts et de la task force vaccination, en vue d’accélérer la vaccination. Une décision que Christie Morreale (PS), ministre wallonne de la Santé justifie par “la progression inédite du variant Omicron”.

Ainsi, d’ici la fin décembre, 4 millions de citoyens totalement vaccinés auront reçu une dose de rappel, selon le commissariat Corona Parmi les adultes (18 ans et plus), 4.250.000 doivent encore recevoir leur dose de rappel dont 1 million de personnes sont déjà planifiées ou invitées pour la dernière quinzaine de décembre 2021. Parmi les adultes (18 ans et plus), 4,25 millions doivent encore recevoir leur dose de rappel dont 1 million de personnes sont déjà planifiées ou invitées pour la dernière quinzaine de décembre 2021. Concrètement, cela signifie qu'à court terme, les centres de vaccination adapteront leur capacité et inviteront plus de personnes plus rapidement. Les délais de QVax et Bruvax seront également ajustés.

Plus tôt dans la journée de mercredi, selon la RTBF, le Conseil supérieur de la Santé (CSS), dont l’avis a été demandé par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, estime qu’il existe des bases scientifiques pour accélérer l’administration d’une dose “booster” de vaccin. Le CSS ne se prononce par contre pas sur l’échéance, laissant cette décision aux ministres.

Pour rappel, l’Agence européenne des médicaments a publié un avis ce 7 décembre estimant qu’on pouvait descendre à un délai de trois mois entre la dernière dose et le booster de manière “sûre et efficace”.Jusqu’ici, le délai entre la 2e et la 3e dose de vaccin était fixé à deux mois pour le Johnson&Johnson, à 4 mois pour l’Astra Zeneca et à 6 mois pour les vaccins Pfizer et Moderna. Il passera donc à 4 mois pour ces deux vaccins.

Car l’émergence du variant Omicron pousse le personnel politique à revoir ses délais pour accélérer la campagne de vaccination. Omicron pourrait être “le variant dominant en Europe” d’ici mi-janvier, a averti Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Or, comme l’indique Jean-Michel Dogné, membre de la task force vaccination, “les premiers échantillons montrent que le booster restaure l’efficacité (du vaccin) contre Omicron”.

L’agenda communiqué précédemment par les ministres de la Santé prévoyait que la majorité des adultes puissent recevoir une dose booster de vaccin au plus tard en mars 2022.

La réduction du délai pourrait permettre d’accélérer le calendrier, avec un vaccin proposé à la grande majorité en février.

“Le gros du paquet de vaccination est prévu en janvier. Mais il y avait une sorte de trou dans l’agenda, un léger ralentissement entre le 15 décembre et le 15 janvier, à cause du principe des 2-4-6 mois, en regardant à quel moment le public avait reçu les deux premières doses respectives”, reprend cette source.

Un avis du Conseil supérieur de la santé sera par ailleurs remis à la task force vaccination sur le délicat sujet de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19. Le Comité de bioéthique a également été chargé de se pencher sur la question. Le CSS donnerait priorité aux enfants à comorbidités. Pour les autres, la vaccination ne se ferait que sur base individuelle et volontaire. Un CIM santé doit se réunir lundi pour prendre une décision finale.

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