Marc Noppen (UZ Brussel): "Une cinquième vague va faire son apparition avec un pic attendu vers la fin du mois de février"

Le variant Omicron inquiète fortement les hôpitaux.

Marc Noppen (UZ Brussel): "Une cinquième vague va faire son apparition avec un pic attendu vers la fin du mois de février"
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Rédaction

En Belgique, le taux de contamination au coronavirus est en baisse. Malgré cette nouvelle réjouissante, tout n'est pas rose. Le variant Omicron menace notre pays et le gouvernement se réunit ce mercredi pour un nouveau Codeco.

Alors que nous sommes toujours occupés par une quatrième vague, Marc Noppen annonce que les Belges seront bientôt concernés par une cinquième. La cause: Omicron qui risque de mettre des bâtons dans les roues des différents hôpitaux du pays. "À partir de janvier, nous assisterons à une augmentation des admissions", prédit le CEO de l'UZ Brussel. "Les unités de soins intensifs seront probablement touchées. Une cinquième vague fera donc son apparition avec un pic attendu vers la fin du mois de février. Cela n'augure rien de bon", a-t-il ajouté.

Dans son hôpital, 55 lits sont actuellement occupés par des patients Covid. Dont 18 sont pris en charge aux soins intensifs. Depuis la semaine dernière, 21 nouveaux cas de coronavirus ont été admis et 11 patients ont pu quitter l'hôpital. Ce qui signifie que le taux de remplissage s'amoindrit. Marc Noppen prévoit même encore une baisse d'ici la fin de l'année. Mais affirme que cette période d'accalmie ne sera que de courte durée à cause du nouveau variant Omicron.

"Nous avons affaire à un variant qui est potentiellement deux à trois fois plus contagieux. Ce qui signifie que nous pourrions avoir deux à trois plus d'infections que lors de la vague précédente", estime le docteur Roel Van Giel, président de Domus Medica.

"Aucun assouplissement n'est possible"

Pour ne pas subir la situation, Marc Noppen est formel: le Codeco ne peut pas permettre des assouplissements. "Malgré tout le respect que j'ai pour les secteurs concernés, ce n'est pas possible." Pour autant, faut-il prévoir des mesures supplémentaires alors que les chiffres sont en baisse? "Certains experts pensent que c'est nécessaire. Lorsque l'on examine la situation d'autres pays, cette option du resserrement des mesures n'est pas à exclure."

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