Le variant Omicron "dominant en Belgique dès ce week-end": à quoi faut-il s'attendre ?

Deux jours après un Comité de concertation qui a fait grand bruit, les autorités ont fait le point sur la situation épidémiologique.

Le variant Omicron "dominant en Belgique dès ce week-end": à quoi faut-il s'attendre ?
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M.R.

"La quatrième vague que nous avons connue pendant quelques mois continue à se retirer", a débuté Yves Van Laethem, en ce jour de réveillon de Noël. Le porte-parole interfédéral a ainsi souligné que tous les indicateurs étaient toujours à la baisse en Belgique. "On continue à espérer que l'on puisse atteindre le fameux seuil des 500 lits occupés en soins intensifs et qu'on passe en dessous de ce seuil", a-t-il insisté.

Après ces bonnes nouvelles, l'expert s'est attardé sur les "potentiellement moins bonnes nouvelles". "Omicron augmente dans les cas belges de façon rapide. Actuellement, il représente 41% des contaminations. On s'attend à ce qu'Omicron soit dominant au cours de ce week-end. Evidemment, à cause de la transmissibilité plus importante de ce variant, on peut s'attendre à ce qu'il y ait une augmentation du nombre de contaminations dans un avenir proche. Par la suite, dans le courant du mois de janvier, cela pourrait mener à une augmentation des hospitalisations. Cela va dépendre de la virulence du virus, des mesures en place et de la troisième dose."

Selon Steven Van Gucht, le réel impact du variant Omicron se fera sentir après les vacances de Noël, quand le travail reprendra et les écoles rouvriront. "Il ne faut pas oublier que les vacances auront un impact sur le nombre de tests qui seront réalisés", a-t-il mis en garde, précisant que durant de telles périodes les gens avaient moins tendance à aller se faire tester.

Concernant la gravité des infections au variant Omicron, de nouvelles données ont été communiquées ces derniers jours. "Elles laissent présumer que le variant Omicron mènerait à moins d'admissions à l'hôpital que le Delta. C'est un point relativement favorable mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Actuellement, dans beaucoup de pays, on voit des cas surtout dans les populations jeunes. On ne connait donc pas encore l'impact d'Omicron sur les populations plus âgées."

Le porte-parole interfédéral a rappelé qu'il était important que les personnes les plus fragiles se fassent vacciner contre la grippe pour éviter une épidémie de grippe couplée à une épidémie d'Omicron.


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