Le Conseil d'État rejette une demande de suspension du port du masque à l'école

Le Conseil d'État a rejeté vendredi la demande de deux élèves flamandes de suspendre en extrême urgence l'obligation pour les écoliers dès la première primaire de porter un masque buccal à l'école et dans les espaces intérieurs de l'accueil extra-scolaire.

Le Conseil d'État rejette une demande de suspension du port du masque à l'école
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Belga

Les élèves en question attaquaient l'arrêté royal du 23 décembre dernier modifiant les mesures corona. Elles arguaient entre autres d'un risque de retard d'apprentissage à cause du port obligatoire du masque en classe, une des élèves souffrant déjà de dyslexie et étant suivie par un logopède.

La seconde petite fille souffre selon la requête d'irritations au visage et le port du masque aurait sur elle un effet démotivant et compliquerait son apprentissage. Le Conseil d'État pointe cependant dans son arrêt de nombreux manques dans la requête, qui n'apporte pas les preuves suffisantes d'un risque concret qui justifierait l'extrême urgence. Par ailleurs, la requête part du principe que l'obligation de port du masque est imposée pour une durée indéterminée, ce qui est contredit par les arrêtés, note le Conseil d'État. Les parents ont également le choix de se tourner vers un médecin pour une attestation dispensant l'enfant du port du masque en cas de difficulté réelle, un choix qui ne semble pas avoir été fait par les principaux intéressés jusqu'ici.

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