Vandenbroucke revient sur les propos polémiques de Macron envers les non-vaccinés: "On ne doit intimider personne"

Franck Vandenbroucke est revenu sur les déclarations d'Emmanuel Macron.

Vandenbroucke revient sur les propos polémiques de Macron envers les non-vaccinés: "On ne doit intimider personne"
©BELGA
G.J.

Ces derniers jours, Emmanuel Macron a défrayé la chronique. En cause: des propos assez agressifs envers les non-vaccinés. "Je veux emmerder les non-vaccinés jusqu'au bout", avait-il expliqué au Parisien ce mercredi matin.

Des déclarations qui n'ont pas plu à Franck Vandenbourcke, de passage ce jeudi chez nos confrères de VTM. "On ne doit intimider personne", a-t-il tempéré. Cependant, il défend la stratégie française de miser sur un pass vaccinal. Une loi que le parlement français a approuvée ce jeudi. Ce qui signifie que, si la chambre valide le texte, les Français ne pourront plus se rendre dans de nombreux endroits avec un test négatif.

"Le pass vaccinal comme en France est parfaitement défendable", a justifié le ministre de la Santé. "Le raisonnement est logique: si vous voulez participer à certaines activités où vous pouvez infecter d'autres personnes, comme dans un bar, la vaccination est obligatoire. C'est une sorte d'obligation de vaccination. Et je pense que nous devons avoir ce débat."

S'il se met en marge des propos d'Emmanuel Macron, il est donc d'accord avec ce nouveau pass vaccinal. Va-t-il faire son apparition en Belgique? Franck Vandenbroucke est effectivement favorable à une obligation vaccinale. "Tout le monde devrait se faire vacciner et booster. Ce n'est pas une pandémie de personnes non vaccinées. Même si vous l'êtes, vous pouvez être infecté voire aller à l'hôpital si votre vaccin est assez vieux. Voici la raison pour laquelle nous poussons la population à se faire booster pour que cette dose de rappel renforce encore leur protection."

Le dernier Codeco: "Nous voulons une stabilité"

Ce jeudi, un Comité de concertation avait également lieu. Malgré l'omniprésence d'Omicron, le gouvernement a décidé de ne pas prendre de mesures supplémentaires. "Lors du dernier Codeco juste avant Noël, nous avions déjà pris certaines dispositions plus strictes. Et nous n'hésiterons pas à le faire si la situation l'exige", a-t-il noté. "Mais l'objectif est que la population connaisse une certaine stabilité."

Enfin, il a également voulu éclairer la position du gouvernement à propos de la quarantaine qui a été raccourcie. "Nous n'avons pas fait cela parce que le nouveau variant n'est qu'un petit animal inoffensif. En réalité, les tests pour toutes les personnes qui sont en quarantaine surchargent notre capacité de testing. Maximisons l'utilisation des tests PCR pour ceux qui présentent des symptômes afin de ne pas surcharger le travail des médecins généralistes. En plus de cela, la quarantaine risque de bloquer le travail des hôpitaux avec une réduction de personnel. C'est donc pour maintenir les entreprises et les hôpitaux en activité que nous avons ajusté les règles de quarantaine", a-t-il justifié.

Le ministre de la Santé a tout de même voulu être très clair: "Si vous avez eu un contact à haut risque avec une personne infectée, vous devez être très prudent. N'allez pas au restaurant ni dans un bar avec des amis. Portez le masque et faites très attention. Ce sont des règles de base très importantes", a-t-il conclu.

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