Geert Molenberghs optimiste sur l'évolution de l'épidémie: "Il y a des exemples encourageants parmi les pays en avance sur nous"

Si les chiffres sont toujours à la hausse en Belgique, il semblerait qu'ils amorcent une stabilisation. Et le biostatisticien voit des "exemples prometteurs" dans les pays en avance sur nous.

Geert Molenberghs optimiste sur l'évolution de l'épidémie: "Il y a des exemples encourageants parmi les pays en avance sur nous"
©BELGA

Comme c'est le cas depuis plusieurs semaines, les indicateurs de l'épidémie augmentent en flèche avec la propagation d'Omicron. Mais, selon les chiffres de Sciensano de ce lundi, la hausse du nombre d'infections commence à ralentir, et si les hôpitaux sont chargés, la pression sur les soins intensifs diminue, avec des chiffres qui restent stables.

S'agirait-il des prémices de la fin de la vague Omicron ? S'il est trop tôt pour le dire, le biostatisticien Geert Molenberghs se montre optimiste quant à l'impact de cette vague sur notre société. Dans HLN ce lundi, le scientifique estime que les conséquences d'Omicron ne sont pas aussi graves que ce qui était prédit. Selon lui, on doit cela au caractère moins pathogène de ce variant, et la campagne de rappel. "Nous le constatons dans les pays où la campagne de rappel est très avancée : elle permet de garder le contrôle", explique-t-il à nos confrères. "Une piqûre de rappel réduit de 10 fois le risque d'hospitalisation, et de 20 fois le risque de finir en soins intensifs"

Et Geert Molenberghs se veut prudemment optimiste quant à l'avenir. Tous les pays où cette 5e vague a débuté avant la nôtre ont des chiffres en baisse. Cela concerne tant les infections que les taux de mortalité. "Nous devrons voir s'il n'y aura pas un effet négatif sur les hospitalisations, mais même dans des États américains comme New York et le New Jersey, nous constatons que non seulement les infections mais aussi les hospitalisations diminuent. Il y a quelques exemples encourageants."

Cependant, nous manquons maintenant d'une bonne visibilité quant aux futures infections, étant donné que nous avons atteint les limites de notre capacité de testing, fait savoir le biostatisticien de la KU Leuven. Notre politique de test a également changé, "les cas contact ne sont plus systématiquement testés. Et le taux de positivité a déjà dépassé les 50 % parmi les personnes présentant des symptômes, un niveau sans précédent", rappelle-t-il. "Si l'augmentation (des nouveaux cas ndlr) devait être encore plus forte, nous ne serions plus en mesure de la déterminer".

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