La N-VA plaide pour la suppression du Covid Safe Ticket une fois la vague Omicron terminée

Lorin Parys et Bart De Wever (N-VA) plaident activement pour une suppression du CST une fois la vague Omicron terminée.

La N-VA plaide pour la suppression du Covid Safe Ticket une fois la vague Omicron terminée
©BELGA

La Belgique va-t-elle se diriger vers la vaccination obligatoire? La réponse n'est pas encore tranchée. Actuellement, les débats penchent sur une transformation du Covid Safe Ticket en un pass vaccinal. En Flandre, tout le monde n'est pas favorable à ce changement. A commencer par la N-VA qui voit d'un mauvais œil cette "arrivée dissimulée d'une vaccination obligatoire".

"Nous voulons aborder le sujet au Parlement avec l'esprit ouvert afin de faire entendre tous les arguments scientifiques", explique Lorin Parys, vice-président de la N-VA, dans des propos repris par De Standaard. "Aujourd'hui, nous constatons que les experts voient des signes d'espoir avec le dernier variant Omicron. Tout semble se diriger vers un mieux. Par rapport à l'évolution de la pandémie, la vaccination obligatoire n'est plus une priorité", a-t-il estimé.

Une position qui a été réaffirmée par Bart De Wever, le président du parti, sur les réseaux sociaux. "Nous espérons qu'après la vague Omicron, les esprits seront suffisamment mûrs pour retirer le CST. Dans les régions avec un taux de vaccination élevé, l'utilité est particulièrement limitée", a souligné l'homme politique.

En s'appuyant sur l'avis des experts, Bart De Wever estime que nous sommes à un tournant dans la bataille contre le virus. "L'espoir que nous pourrons évoluer d'une situation pandémique vers une situation endémique s'exprime aujourd'hui ouvertement. Si cet espoir paraît fondé, la lutte contre le virus ressemblera à terme à la lutte contre la grippe. C'est-à-dire avec l'accent mis sur la vaccination des personnes vulnérables durant l'hiver. Dans ce contexte, l'évidence ne va pas pour le moment dans le sens d'une vaccination obligatoire."

Une annulation... en pleine campagne de dose de rappel?

Au sein-même du parti, les avis ont été très divisés sur la vaccination obligatoire ou sur un pass vaccinal. Zuhal Demir avait estimé dans De Morgen que "la vaccination obligatoire aurait dû être mise en place depuis longtemps." Une opinion officielle qui a donc changé. Pour Lorin Parys, ce pass vaccinal n'est qu'une "obligation de vacciner par la petite porte."

Le parti de De Wever a conscience que la campagne en faveur de la dose de rappel est en cours et que nous faisons face à un haut taux de contaminations. C'est pourquoi il plaide pour une suppression du CST une fois la vague Omicron officiellement terminée. "Dès que cette vague se sera calmée, nous espérons que tous les partis aborderont le sujet l'abolition du CST sereinement."

Selon Parys, le CST n'a aucune valeur scientifique. "Ce n'est pas un outil pour limiter la circulation du virus et il donne un faux sentiment de sécurité. Le seul argument en faveur de son utilisation est qu'il encourage les gens à se faire vacciner. Vous ne pouvez pas justifier une mesure aussi drastique plus longtemps."

La N-VA souhaite travailler sur "une base juridique correcte" à propos du CST. "Nous proposons une application volontaire dans le secteur de la culture et des sports. Mais aussi sur le plan international où une version du CST restera en place pendant un certain temps, notamment pour les voyages."

Lorin Parys et Bart De Wever utilisent enfin un dernier argument: "Dans notre pays, un seul vaccin est obligatoire: le vaccin contre la poliomyélite. La barre est donc mise très haut avant qu'une obligation de vacciner soit ancrée dans une loi", a estimé le président. "Nous atteignons un taux de vaccination à 94% avec la polio. Pour le coronavirus, ce chiffre se situe à 93% des adultes. Est-il donc vraiment nécessaire de le rendre obligatoire?", interroge-t-il encore.

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