L'Exécutif des Musulmans compte s'affranchir financièrement du politique

L'Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) va exiger une contribution supplémentaire aux mosquées afin qu'il ne soit plus soumis aux "interférences politiques".

L'Exécutif des Musulmans compte s'affranchir financièrement du politique
©GUILLAUME JC

Le budget d'un demi-million pour l'Exécutif avait déjà été suspendu auparavant par le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Dans son plan de renouvellement, l'organe prévoit désormais, qu'à la place des subsides, un montant soit réclamé aux mosquées, rapporte Het Belang van Limburg jeudi, citant Tahar Chahbi, membre de l'EMB.

L'espoir est d'atteindre environ 300.000 euros de la sorte. "Si bien que nous n'aurons plus besoin des moyens du gouvernement fédéral", assure M. Chahbi.

Le ministre de la Justice ne doit toutefois pas escompter de renouvellement plus approfondi. Les règles pour les élections au sein de l'Exécutif seront certes adaptées, mais en fin de compte, ce seront toujours les organisations faîtières qui désigneront les représentants. D'ici au Ramadan - en avril - un nouvel Exécutif doit être mis sur pied.

Qui souhaite se porter candidat pour cet organe renouvelé, doit disposer d'un diplôme de l'enseignement supérieur, parler français ou néerlandais et bénéficier de l'appui d'une mosquée. L'EMB comptera 50 membres, soit 12 de moins qu'à l'heure actuelle (19 sièges pour la Flandre, 16 pour Bruxelles et 15 pour la Wallonie). Chaque région devra au moins déléguer deux femmes.

Un autre équilibre est en outre prévu pour la répartition des sièges, sur base de l'origine: 27 pour les musulmans d'origine marocaine, 17 pour ceux d'origine turque et 6 pour les autres. Ce plan n'amenuise pas l'influence des organisations faîtières, bien que l'EMB a été précisément critiqué pour "l'ingérence étrangère".

M.Van Quickenborne n'avait pas encore reçu le projet en question et n'était donc pas en mesure de le commenter.