Les plaintes contre Carl De Moncharline, alias le roi de la nuit, classées sans suite : "Cela confirme ce que j’avais déjà annoncé"

La figure bien connue de la nuit bruxelloise était accusée de viol.

Les plaintes contre Carl De Moncharline, alias le roi de la nuit, classées sans suite : "Cela confirme ce que j’avais déjà annoncé"
©Belga/shutterstock
M. Ben avec Belga

Toutes les plaintes pour viols avec soumission chimique (c'est-à-dire en droguant les personnes à l'insu de leur plein gré) contre Carl De Montcharline sont classées sans suite. L'information, divulguée par le média bruxellois Bruzz lundi, a été confirmée par le parquet de Bruxelles.

Pour rappel, Carl De Montcharline, figure bien connue du monde bruxellois de la nuit, a fait l'objet d'un reportage de la RTBF, fin mars, dans lequel plusieurs personnes ont témoigné anonymement.

Ces personnes disent avoir accepté des verres qui leur avaient été proposés gratuitement au Wood, une boîte de nuit de Carl De Montcharline aujourd’hui fermée. Les témoins ont expliqué qu’après avoir bu un verre, ils ont été abusés sexuellement à l’étage de l’établissement.

Dans ce même reportage, une mère, témoignant de faits plus anciens, a expliqué avoir récupéré deux amies de sa fille dans un état second à la sortie du Wood. Les mères de ces deux jeunes filles se seraient rendues à la police pour dénoncer ces agressions et auraient appris que d’autres plaintes contre De Montcharline existaient.

On apprend aujourd’hui que toutes ces plaintes ont été classées sans suite.

Plainte contre X

Ce classement sans suite, Jean-Pierre Buyle, le conseil de De Montcharline, l’avait évoqué dans le reportage de la RTBF.

Contacté, l'avocat s'explique. "Mon client est-il soulagé ? En tout cas, cela confirme ce que j'avais, moi-même, déjà annoncé. J'avais contacté le parquet qui, aujourd'hui, ne fait donc que confirmer des informations déjà connues."

Par ailleurs, le parquet de Bruxelles a expliqué, ce lundi, que Carl De Montcharline a, lui, porté plainte pour calomnies et diffamation. L'intéressé l'avait lui-même annoncé sur les réseaux sociaux après la diffusion du reportage de la RTBF. "Oui, une plainte contre X a bien été déposée et j'ai pris contact avec le parquet qui m'a informé que l'enquête suit son cours", poursuit Maître Buyle.

Il s'agit d'une plainte contre X "et contre tous ceux qui ont relayé ces informations", explique l'avocat.

Médias “accablants et persiflants”

Dans le viseur : les médias qui ont été "accablants, persiflants au détriment de la présomption d'innocence. Le parquet a dû, de lui-même, communiquer pour rappeler les principes de la présomption d'innocence. Ce n'est pas courant que le parquet doive revenir sur un tel élément. Et pourtant".

Une plainte visera-t-elle en particulier la RTBF ? Jean-Pierre Buyle refuse de répondre. "En tout cas, je m'interroge sur le comportement de la RTBF au regard du respect de la déontologie des médias et de la présomption d'innocence."

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