Vers un été de sécheresse en Wallonie? "Nos réserves en eau potable sont suffisantes", rassure Céline Tellier

Dans la matinale de Bel RTL, la ministre wallonne de l'Environnement a fait le point sur la sécheresse qui commence à toucher la Wallonie.

Le beau temps s'est installé depuis plusieurs semaines en Belgique, avec pour corollaire des sécheresses, en particulier en Wallonie. Doit-on craindre un été difficile ? Si le phénomène est inquiétant, la ministre wallonne de l'Environnement, Céline Tellier, s'est montrée rassurante quant aux réserves en eau, au micro de Bel RTL ce mercredi matin.

"On le voit, le printemps est sec, mais ce qui m'inquiète c'est la récurrence de ces sécheresses qui arrivent de plus en plus souvent. On est à près de 50 années de sécheresses, avec au milieu une année d'inondations dramatiques, mais ces phénomènes doivent vraiment nous interpeller", a-t-elle commenté. "Ce sont deux faces d'une même pièce : celle du dérèglement climatique. On sait qu'aujourd'hui on doit réduire nos émissions de gaz à effets de serre, car chaque degré compte, et aussi se préparer à gérer ces dérèglements"

Selon un relevé réalisé par le météorologue David Dehenauw pour RTL, 2 mm de précipitations ont été enregistrés en mars, à la place de 60 mm et 37 mm en avril, soit 40 % en dessous de la moyenne. L'été risque-t-il d'être aride ? En ce qui concerne les réserves en eau potable, à ce stade, "il n’y a pas de risques particuliers au niveau des opérateurs de l’eau parce que les recharges ont été très bonnes à l’automne et à l’hiver passé et parce que l’été dernier a été très pluvieux, mais bien entendu on surveille ces niveaux d’eau".

Concernant l'agriculture,"c’est beaucoup plus compliqué, d'autant plus qu'on est en période de semis", a indiqué Céline Tellier. "Il est impératif qu’on travaille avec les agriculteurs pour penser aussi autrement ce type d’agriculture pour être plus forts par rapport à ces changements climatiques".

Pour cela, la ministre préconisedes cultures moins gourmandesen eau. "Il y a aussi des pratiques agricoles qui permettent de garder davantage l'eau. C'est la première mesure : faire en sorte de conserver l'eau de pluie le plus longtemps possible lorsqu'elle tombe, avec notamment une couverture végétale".

Alors que dans le reste de l'Europe, des mesures sont prises, ce n'est pas le cas en Wallonie. "Nos réserves en eau potable sont suffisantes", insiste la ministre. "Mais les choses peuvent évoluer très vite, on verra d'ici les prochaines semaines si cela persiste".


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