Un groupe criminel a revendiqué l’attaque informatique contre Vivalia

Lockbit, spécialisé dans le rançongiciel, dit être à l’origine de l’attaque. Il réclame une rançon.

Un groupe criminel a revendiqué l’attaque informatique contre Vivalia
©Belga

Lockbit, groupe criminel actif dans le rançongiciel a revendiqué l'attaque contre le réseau des hôpitaux Vivalia, paralysé depuis le week-end. Lockbit demande une rançon, sous peine de rendre publiques les données des patients qu'il dit avoir volées.

Yves Bernard, directeur général du groupe Vivalia ne confirme pas véritablement, indiquant que "cette communication sur les réseaux sociaux est une tactique connue et nous nous en remettons au traitement du dossier par les autorités judiciaires".

Le groupe Lockbit est un des groupes les plus actifs dans la sphère des rançongiciels. Il a toutefois déjà revendiqué à tort des piratages, comme quand il avait dit en janvier avoir hacké le ministère de la Justice français.

CERT, le service opérationnel du Centre pour la cybersécurité Belgique, dont les équipes sont à l’œuvre chez Vivalia, déconseille toujours à une entreprise victime de payer car on n’est jamais sûr que le pirate donnera une clé de décryptage et parce que les groupes criminels gardent parfois une porte d’entrée pour revenir dans le système.

Mais, précise sa porte-parole, c’est à l’institution visée de prendre sa décision. Et parfois, dit-elle sans évoquer Vivalia, une entreprise n’a pas le choix. C’est cela ou la faillite.

Il y a deux niveaux dans les attaques par rançongiciel : simplement crypter les données, les rendant inaccessibles à moins de disposer d’une clé ou, en plus, les subtiliser. Lockbit prétend avoir fait les deux.