Inondations en Wallonie: de nouvelles mesures de soutien élaborées pour les écoles sinistrées

Des membres et sympathisants de la CGSP se sont réunis ce lundi matin devant le bâtiment de l'Institut des Techniques de l'Industrie et de l'Automobile (ICTIA) à Liège.

Belga
L'école communale de Chênée, en phase finale de rénovation suite aux inondations de l'été 2021.
L'école communale de Chênée, en phase finale de rénovation suite aux inondations de l'été 2021. ©MICHEL TONNEAU

Ils s'inquiétaient du sort des enseignants à la rentrée dans les établissements touchés par les inondations. La ministre de l'Enseignement, Caroline Désir (PS), se veut rassurante à ce sujet: elle dit avoir élaboré des propositions de nouvelles mesures de soutien. Suite aux inondations, 177 écoles s'étaient en effet déclarées impactées directement ou indirectement par les inondations, et avaient bénéficié de mesures de soutien du gouvernement en fonction de leur situation. Certaines, situées dans des quartiers fort touchés, avaient perdu des élèves. C'est le cas, par exemple, de l'implantation ICTIA, du Centre d'Enseignement Secondaire Léon Mignon, qui a vu sa population décroître d'une cinquantaine de personnes. Or, le nombre de membres du personnel enseignant étant calculé selon le nombre d'étudiants, une dizaine d'équivalents temps plein (ETP) y étaient menacés à la rentrée, avait estimé la CGSP.

"Ces derniers mois, les services de l'administration, ont analysé école par école l'évolution de la situation et des besoins. Il est apparu que certaines écoles ont perdu de la population scolaire, parfois en raison des conséquences des inondations, parfois en raison d'autres facteurs (comme principalement la décroissance démographique)", répond lundi après-midi le cabinet de la ministre.

Ainsi, sur base de cette analyse, la ministre a élaboré des propositions de nouvelles mesures de soutien, "avec des modalités spécifiques respectivement pour les écoles du fondamental ordinaire, du secondaire ordinaire, et du spécialisé", précise encore le cabinet. Ces propositions ont été concertées avec les organisations syndicales et les fédérations de pouvoirs organisateurs, puis approuvées par le gouvernement. Elles seront communiquées aux écoles lundi ou mardi.

Elles comportent notamment le gel d'une partie du capital période ou du NTPP (nombre total de périodes-professeurs). "De nouvelles analyses seront menées à la rentrée, sur base des inscriptions réelles, pour s'assurer qu'aucune école n'est en difficulté et que soient prises en compte des données plus favorables pour les écoles dont la population remonte", conclut le cabinet.