Des manifestants dénoncent le traité sur l'échange de prisonniers avec l'Iran à Bruxelles

La communauté iranienne de Belgique a manifesté mardi matin entre 9h00 et 11h00 au carrefour Arts-Loi à Bruxelles.

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Des manifestants dénoncent le traité sur l'échange de prisonniers avec l'Iran à Bruxelles
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Les manifestants ont dénoncé un traité sur l'échange de prisonniers avec l'Iran qui sera bientôt examiné par la commission des affaires étrangères du Parlement. Selon la police de Bruxelles, 350 manifestants étaient présents. La Belgique serait le premier pays occidental à conclure un tel accord avec l'Iran, ce qui suscite de nombreuses critiques. La communauté iranienne de Belgique est mécontente du traité en question. Au cours de la manifestation, ils ont appelé les députés belges à voter contre le projet de loi, car, selon eux, il va totalement à l'encontre de l'État de droit et sapera la crédibilité de la Belgique.

"C'est inacceptable. Si nous faisons cela, nous encourageons le régime à prendre encore plus de personnes en otage. C'est la même chose que de dérouler un tapis rouge pour les terroristes iraniens en Belgique", estime Behzad Nazari du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

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L'accord belgo-iranien permettrait l'échange de prisonniers avec l'Iran. On sait depuis longtemps que l'Iran tente de rapatrier son diplomate Assolah Assadi. L'année dernière, il a été condamné à vingt ans de prison à Anvers pour avoir été le cerveau d'un attentat déjoué contre des membres de l'opposition iranienne dans la ville française de Villepinte.

L'Iran a d'abord essayé d'utiliser le scientifique irano-suédois et conférencier invité de la VUB, Ahmadreza Djalali, comme monnaie d'échange. Il apparaît également que le travailleur humanitaire belge Olivier Vandecasteele est détenu en Iran depuis fin février. L'accord avec l'Iran devrait servir à libérer M. Vandecasteele.