Adrien, étudiant et champion de Belgique de Rubik's Cube: "Ce n'est pas un jeu d'enfant, c'est un vrai sport"

Pour être bon au Rubik's Cube, il faut s'entraîner quotidiennement. Même si l'université lui prend du temps, Adrien vise de nouveaux records de Belgique.

Adrien Schumacker, 22 ans, est étudiant à l'Ecole Polytechnique de Bruxelles (ULB). Au-delà de ses études, le jeune homme s'est passionné pour un domaine particulier : le Rubik's Cube. Il détient d'ailleurs trois records de Belgique.

"J'ai découvert le Rubik's Cube un peu comme tout le monde quand j'étais petit", nous explique-t-il. "J'ai appris à le résoudre quand j'avais 13-14 ans. Je me suis amélioré et j'ai vite tenté les compétitions." En Belgique, seules quelques compétitions sont organisées chaque année par des bénévoles passionnés. "En tout, j'ai dû en faire une quinzaine", poursuit Adrien. "Au fil du temps, j'ai vu que je progressais dans toutes les catégories mais que je n'étais jamais parmi les meilleurs, j'ai donc décidé de me spécialiser."

Si le Rubik's Cube 3*3 (3 carrés de côté) est l'épreuve reine de toutes les compétitions, Adrien a choisi de s'investir en 6*6 et 7*7. C'est d'ailleurs dans ces deux catégories qu'il a obtenu ses records de Belgique. Pour chaque catégorie, il y a deux records possibles : le "single" qui est le meilleur temps pour une résolution et la "moyenne" qui prend en compte la moyenne des temps obtenus pour trois résolutions. "Pour le 6*6, j'ai le record de Belgique de résolution unique. Pour le 7*7, j'ai les deux records de Belgique", souligne-t-il. "Maintenant que j'ai atteint mes objectifs, j'aimerais aller chercher le record de Belgique en 5*5", nous dit-il.

"La communauté de Rubik's Cube est super soudée"

Le Rubik's Cube demande énormément d'entraînement. Il faut, d'une part, retenir les différentes formules de résolution et, d'autre part, améliorer sa dextérité. "On me dit parfois que le Rubik's Cube est un jeu d'enfant, mais c'est beaucoup plus complexe que ça", s'amuse Adrien. "A priori, tout le monde peut en faire, mais il faut vraiment s'entraîner pour être parmi les meilleurs. C'est un sport à part entière."

Par le passé, Adrien a déjà participé aux championnats d'Europe et aux championnats du monde. "Mais le niveau est beaucoup plus élevé à l'international", explique-t-il. "Même si j'ai des records de Belgique, je suis loin de faire partie des meilleurs."

En Belgique, les compétitions sont organisées par l'association Speedcubing Belgium. Ce sont souvent des bénévoles qui gèrent les compétitions, trouvent les salles et enregistrent les chronos. "La communauté du Rubik's Cube en Belgique est assez petite, mais elle est vraiment hyper soudée, très bienveillante. Il y a une entraide incroyable entre tous les participants. On se partage volontiers nos nouvelles techniques. Il y a un sentiment d'adversité mais une énorme part d'entraide. Je m'y suis fait de nombreux amis", explique-t-il.

Aujourd'hui, avec plusieurs amis, Adrien tente d'organiser de nouvelles compétitions dans notre pays. "Dans les compétitions, on retrouve des profils divers. Même si ce sont souvent des adolescents férus de math, il commence à y avoir de plus en plus de femmes. On veut vraiment élargir encore la communauté et partager notre passion avec le plus grand nombre", conclut l'étudiant.