Marc Van Ranst, inquiet après les 224 cas de variole du singe en Belgique: "Nous ne maîtrisons pas le problème"

Le virologue est revenu sur les nombreuses infections détectées en Belgique.

Marc Van Ranst, inquiet après les 224 cas de variole du singe en Belgique: "Nous ne maîtrisons pas le problème"
©BELGA

Ce mercredi, la Belgique a recensé 224 cas de variole du singe, soit 56 de plus que la semaine dernière. Des chiffres qui inquiètent Marc Van Ranst. Sur son compte Twitter, il a avoué que "le problème n'est pas maîtrisé". Avant de poursuivre. "Cette accélération peut s'expliquer en partie par une meilleure sensibilisation et une meilleure disponibilité des diagnostics de laboratoire, mais cela n'explique certainement pas tout".

Pour le virologue, il est désormais impératif de vacciner les personnes dont le risque de contamination est élevé. "Il serait préférable que les groupes qui sont actuellement les plus exposés au risque d'infection soient désormais vaccinés à titre préventif. Si l'épidémie se propage au reste de la population, nous aurons manqué une occasion de l'endiguer".

Un manque de vaccins en Europe

Pour Marc Van Ranst, le souci majeur en Europe reste la vaccination. "Le problème est qu'il n'y a pas assez de vaccins disponibles en Europe. Des livraisons importantes sont destinées au Canada et aux États-Unis (où la variole du singe est également en augmentation, mais dans une moindre mesure que dans de nombreux pays européens). Les vaccins ne doivent pas traîner inutilement dans les entrepôts des pays qui ne sont pas à l'épicentre de l'épidémie, mais doivent être utilisés immédiatement pour contenir l'épidémie, car les infections se concentrent dans des groupes à risque plus ou moins bien définis".

Le virologue de la KUL veut donc résoudre le problème, tant que c'est encore possible. "Si nous ne nous attaquons pas maintenant au problème de la variole du singe à l'échelle mondiale, nous dirons plus tard : 'Si seulement nous avions...'. Et ce serait une honte".