Fête nationale : du public et aucun incident majeur, défilé aérien d'ampleur réduite

La fête nationale a attiré une foule considérable dans la capitale, jeudi.

Fête nationale : du public et aucun incident majeur, défilé aérien d'ampleur réduite
©BELGA

La police bruxelloise ne dispose pas de chiffres précis mais le centre-ville était bien peuplé, pour une édition sans incidents majeurs, selon la police et la Croix-Rouge. Le Te Deum du matin "a attiré visiblement moins de public que les autres années, mais cela peut être dû au temps pluvieux. Dans l'après-midi, le public était davantage présent", note-t-on en soirée à la police.

La porte-parole de la Croix-Rouge, Nancy Ferroni, a indiqué en fin d'après-midi que la fête était "calme": quatre personnes ont été emmenées à l'hôpital, mais sans préoccupation majeure.

Les services de secours et de sécurité étaient à l'honneur à différents endroits de la ville, avec entre autres un "Village Sécurité" du SPF Intérieur au Sablon. Après le défilé militaire et civil de l'après-midi, le couple royal s'y est rendu, y passant par les stands des pompiers bruxellois, de B-Fast et de la Croix-Rouge. Le roi Philippe en a profité pour s'essayer à la batterie avec les percussionnistes courtraisiens de "Kortijk drumt", présents pour l'animation musicale.

Défilé aérien réduit

En raison d'une météo capricieuse, le volet aérien du défilé militaire et civil de la Fête nationale a été réduit. Parmi les appareils qui ont malgré tout pris leur vol, six hélicoptères - trois Agusta A109 et trois NH90 - ont survolé à moins de 200 mètres d'altitude la place des Palais face à la tribune royale, à 16h19 précises. Partis une heure plus tôt de la base aérienne de Beauvechain (Brabant wallon), ces appareils ont survolé à basse altitude les immeubles de l'ouest de Bruxelles avant d'être dépassés par les avions de chasse F-16 et les trois appareils de transport Airbus A400M.

Les deux NH90 en version de transport tactique (TTH) à la livrée kaki se séparent alors de leur compagnon gris, un NH90 en version navale (NFH) qui retourne à Coxyde, d'où ces hélicoptères assurent les missions de recherche et de sauvetage ("Search and Rescue", SAR) en mer du Nord.

A bord se trouvent des familles du personnel de la Défense et quelques journalistes. L'équipage de chaque appareil est composé de deux pilotes et de deux "opérateurs de cabine", responsables de la soute et de certains aspects techniques du vol.

"L'important, c'est que la formation soit la plus belle possible" au moment du passage face au parc de Bruxelles, explique un des pilotes.

Les quatre NH90 en version TTH ont été acquis en 2007, sont opérationnels depuis 2015 et n'ont participé qu'à une seule opération à l'étranger: un déploiement de quatre mois en 2018 au service de l'ONU au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma). Leur sort est toutefois scellé, selon des sources militaires: le retrait des derniers appareils est prévu pour 2024, avant un (trop coûteux) grand entretien.

La succession des NH90 et des Agusta doit être assurée, dans les prochaines années, selon les projets récents du ministère de la Défense, par quinze nouveaux "hélicoptères utilitaires légers" (LUH, en jargon) et, à plus long terme, par huit à dix hélicoptères lourds (HTH).