À Anvers, des drones pourront transporter du matériel médical vers les hôpitaux

Le drone est vu comme la solution par le groupe hospitalier GZA-ZNA pour contourner les problèmes de mobilité.

Belga
À Anvers, des drones pourront transporter du matériel médical vers les hôpitaux
©AP

Plusieurs hôpitaux d’Anvers participent à un projet pilote dans le cadre duquel des drones pourront être utilisés pour le transport médical. Les problèmes de mobilité dans la métropole motivent particulièrement les hôpitaux à tester les drones.

"Nous sommes partenaires stratégiques de l'opérateur de drones Helicus depuis plusieurs années, explique Fons Duchateau, coordinateur de réseau au sein du groupe hospitalier anversois GZA-ZNA. Nous avons douze sites au total, donc le transport fluide des médicaments, du matériel médical et des échantillons de sang et de tissus est très important. "

Le projet avait besoin de l'autorisation de faire voler un drone au-dessus des toits des habitations. Il l'a reçue. " Helicus est la première entreprise en Europe à avoir reçu l'autorisation des autorités aéronautiques de faire voler un drone au-dessus d'une zone urbaine , se félicite même M. Duchateau. L'opérateur n'a alors plus de contact visuel direct avec le drone. " Pour la sécurité, chaque drone est équipé d'un système de parachute.

Transfert de médicaments de chimiothérapie

Le projet pilote est une initiative largement soutenue et à laquelle participent également les médecins. À laquelle s'est aussi joint l'UZA, l'hôpital universitaire anversois. La rapidité est essentielle pour les deux groupes hospitaliers, en particulier pour le transport des médicaments de chimiothérapie entre différents sites. " Les drones peuvent constituer une partie importante de la solution. Nous avons déjà des zones d'atterrissage et de chargement sur les toits de nos hôpitaux ", souligne M. Duchateau.

En théorie, les drones pourraient recueillir un échantillon au domicile d’un patient, puis l’emmener dans un laboratoire de recherche. Les drones pourraient également, à l’avenir, livrer du matériel, tel qu’un défibrillateur, sur les lieux d’un accident qui nécessite une intervention urgente.

Les drones ne seront toutefois pas une réalité immédiate au-dessus de la métropole. L’année 2024 est évoquée, le temps d’obtenir les permis requis et d’effectuer les investissements nécessaires.

À l’automne 2019, Helicus espérait déjà pouvoir effectuer les premiers vols de drones entre hôpitaux anversois, mais il n’avait pas obtenu les autorisations requises pour mettre en œuvre son projet.