Selon le centre d'expertise "Publieke Impact", il faut améliorer l'accès des femmes aux événements

Six femmes sur dix se sentent en insécurité lors d'un événement, ressort-il d'une enquête publiée mercredi par le centre d'expertise "Publieke Impact" de la Haute école anversoise Karel de Grote.

Belga
Selon le centre d'expertise "Publieke Impact", il faut améliorer l'accès des femmes aux événements
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Il faut améliorer l'accessibilité des femmes aux événements, car elles sont encore nombreuses à renoncer à y participer par manque de sécurité, relève le centre. Face aux stéréotypes de genre et à la crainte d'être importunées, elles préfèrent souvent rester chez elles. L'accès aux technologies, le prix d'entrée, le manque d'infrastructure d'accueil pour les enfants ou, tout simplement, de temps libre constituent autant d'obstacles supplémentaires à la participation des femmes.

En outre, les initiatives pensées pour les femmes n'ont que trop peu de visibilité, comme le code anti-harcèlement "Ask for Angela" ("Demandez Angela"), qui permet à une noctambule d'alerter le personnel d'un bar, d'un restaurant ou d'une boîte de nuit et de demander de l'aide.

Il faut donc une réflexion en profondeur et un remaniement au-delà de la simple adaptation des infrastructures pour s'attaquer directement au sentiment d'insécurité qui règne parmi les femmes, souligne le centre d'expertise flamand. Pour ce faire, former le personnel à réagir adéquatement en cas de harcèlement ou violence sexuelle est nécessaire. Le profilage et la surveillance par caméra peuvent aussi contribuer à détecter à temps les situations suspectes et à intervenir de manière proactive.