Suite à la crise énergétique, unanimité au parlement wallon pour interdire les expulsions de novembre à mars

Le parlement wallon a mis en place des mesures pour soutenir les ménages.

Suite à la crise énergétique, unanimité au parlement wallon pour interdire les expulsions de novembre à mars
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Le parlement wallon réuni en séance plénière a adopté à l'unanimité, mercredi, la proposition de décret portée par la majorité PS-MR-Ecolo visant à interdire les expulsions administratives et judiciaires, au sud du pays, du 22 novembre au 15 mars prochains. L'interdiction des coupures de l'alimentation en électricité et en gaz jusqu'à la fin décembre, avant l'entrée en vigueur des dispositions relatives au passage devant le juge de paix avant toute résiliation de contrat et de coupure, a également été approuvée à l'unanimité.

Ces mesures faisaient déjà partie du train d'aides annoncées le 7 septembre dernier par le gouvernement afin de soutenir les ménages face à la flambée des prix de l'énergie.

"C'est une première solution. D'autres suivront. Nous sommes d'accord, au sein de ce parlement, sur le fait qu'il faut aider les personnes qui ne peuvent plus payer leurs factures énergétiques et nous vous proposons donc, plutôt qu'un vendredi de la colère, un mercredi des solutions", a expliqué, durant les débats, Laurent Devin (PS).

"Nous sommes dans une situation exceptionnelle qui nécessite une mesure exceptionnelle", a de son côté souligné le chef de file du MR au parlement régional, Jean-Paul Wahl, à propos de l'interdiction des expulsions. "Mais celle-ci ne pourra pas être perpétuée afin de ne pas faire porter la charge de la crise sur une seule partie de la population", a-t-il ajouté.

Du côté de l'opposition, Les Engagés ont à nouveau regretté qu'aucun dispositif global n'ait été mis en place pour faire face à la crise, tandis que le PTB a redit sa volonté d'instaurer une véritable trêve hivernale permanente sur les expulsions. Les deux formations ont toutefois soutenu les propositions de décret de la majorité.

"Il fallait trouver un juste équilibre entre le propriétaire qui a un droit légitime à recevoir son loyer et la manière dont la société doit protéger les plus faibles d'entre nous", a résumé le ministre wallon du Logement, Christophe Collignon (PS). "Ces mesures d'exception sont le coeur de ce que nous voulons faire en termes de protection de notre population", a-t-il conclu.