Pedro Facon souhaite un débat sur le temps de travail des médecins

Alors que la Belgique fait face à une pénurie de praticiens, de aux nombreux médecins réduisent leur temps de travail. L'ex-commissaire au coronavirus veut un débat sur la question.

Belga
Pedro Facon souhaite un débat sur le temps de travail des médecins
©Marie Russillo

Lors d'un symposium organisé samedi sur les leçons à tirer de la crise du coronavirus, l'ancien commissaire au Covid-19 Pedro Facon a appelé à un débat sur le temps de travail des médecins. "Nous sommes confrontés à la pénurie, comment pouvons-nous mieux utiliser ce personnel ?", s'est-il interrogé lors d'une table ronde.

Le symposium "The Corona Crisis 2020-2022. Lessons Learned' à Bruxelles a accueilli, outre Pedro Facon, entre autres, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, l'administrateur délégué de Zorgnet-Icuro Margot Cloet et l'infectiologue Erika Vlieghe. Dans une explication où M. Facon a également parlé de l'amélioration de la formation des praticiens, de la rémunération, des possibilités de flexibilité et du bien-être au travail, il a noté qu'"une proportion importante de médecins réduisent très fortement leur temps de travail".

"Nous voyons dans toute la société la recherche de la conciliation de la famille et du travail", a expliqué M. Facon à Belga. "Dans le contexte où la formation des médecins est largement supportée par la société, nous devons avoir une conversation avec ces médecins à ce sujet. Attention, cela fait partie d'une solution future, je ne veux pas en faire un argument populiste."

"Les médecins généralistes plus âgés effectuaient parfois 80 heures par semaine, ce qui n'est évidemment pas une situation que nous souhaitons", nuance M. Facon. "Nous vivons au XXIe siècle et de nombreuses personnes sont déjà surchargées de travail, ce que nous ne voulons évidemment pas. Toutefois, certaines spécialisations sont tellement rémunérées qu'elles peuvent plus facilement se permettre de réduire les heures de travail. C'est une question sensible, dont nous devons néanmoins parler."