Marius Gilbert évoque la recrudescence du Covid en Belgique: "Il n'est pas impossible que certaines mesures soient prises"

Le Covid circule de plus en plus au sein de la population belge. Mais il n'y a pas encore de quoi s'inquiéter.

Marius Gilbert évoque la recrudescence du Covid en Belgique: "Il n'est pas impossible que certaines mesures soient prises"
©BELGA

Alors que la pandémie de coronavirus a été officiellement qualifiée de "terminée" dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis, cela ne semble pas être le cas en Belgique.

D'après les derniers chiffres publiés par Sciensano , on constate une hausse de 40% des admissions à l'hôpital. Même si le taux de reproduction est supérieur à 1 (1,22), ce qui signifie que le virus se transmet au sein de la population, il n'y a pas encore de quoi s'inquiéter, d'après Marius Gilbert.

L'épidémiologiste de l'ULB a expliqué à nos confrères de la RTBF que cette recrudescence de cas s'expliquait par deux facteurs. " Il y a tout d'abord les effets de la vaccination qui sont relativement loin et puis les saisons d'automne et d'hiver qui sont plus propices à la transmission. Ces deux facteurs nous amènent à cette remontée. Nous ne devons pas craindre une grosse vague comme au début de la pandémie. Par contre, cela nous montre que la transmission va redevenir plus intense dans les prochaines semaines et qu'il va falloir rehausser notre niveau de vigilance", confie-t-il dans l'émission QR.

Fort heureusement, les hôpitaux ne devraient pas être débordés suite à cette augmentation de cas. "Les projections ne nous indiquent pas une reprise de l'épidémie qui serait ingérable au niveau hospitalier. Dès lors, il est fort peu probable que des mesures fortes soient prises au niveau collectif. Maintenant, il n'est pas impossible que certaines mesures plus légères soient prises comme le port du masque dans les transports en commun", déclare Marius Gilbert, qui ajoute que des mesures collectives ne doivent pas être prises à ce stade.