Environ 70 agents condamnés pour consommation d'alcool ou de drogue chaque année

Entre janvier 2017 et juillet 2022, la police a prononcé 380 peines disciplinaires à l'encontre d'agents, soit en moyenne plus d'une par semaine, selon des chiffres demandés par la députée Eva Platteau (Groen) à la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V), rapporte Knack vendredi.

La police abat un voleur armé d’un couteau. L’homme venait de poignarder une touriste avec sa lame et s’avançait vers les policiers malgré un tir de sommation. L’homme d’une trentaine d’années, d’origine maghrébine mais sans aucun document d’identité, était sur le point de poignarder une dame du sud de l’Europe en voyage en Belgique après l’avoir blessée à la main avec un couteau mesurant pas moins de 25 cm lorsqu’il a été repéré par des policiers de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles à 16h devant la Chapelle des Brigittines, rue de la Chapelle, à Bruxelles. Il voulait se saisir de l’iPhone et du sac de la jeune femme mais celle-ci se débattait.  (JC Guillaume)
Un policier belge en uniforme. ©© 2013 JC Guillaume

La sanction la plus fréquente est le blâme (128), suivi de la retenue sur salaire (127). Des avertissements et une rétrogradation dans l'échelle des salaires sont également possibles. Au total, 29 licenciements ont été prononcés, ce qui représente près de 8% des sanctions.

Le problème réside principalement dans l'alcool, avec 125 punitions pour consommation avant et pendant les heures de service. La part du lion des sanctions disciplinaires (224) est même due à la consommation d'alcool alors que l'agent n'était pas en service. Un policier positif à un contrôle d'alcoolémie dans sa vie privée, peut toutefois subir des conséquences dans le cadre de son travail.

Outre l'alcool, la consommation d'autres drogues est également sanctionnée, avec un total de 31 fois. Les données n'indiquent pas quels stupéfiants étaient impliqués. Il n'y a pas non plus de répartition par zone de police.