La princesse Esmaralda de Belgique soutient les activistes ciblant les oeuvres d'art : "C'est normal qu'on passe à la désobéissance civile"

La princesse Esmeralda de Belgique, tante du roi Philippe, a dit dimanche soutenir les militants écologistes qui ont ciblé ces dernières semaines des œuvres d'art - sans les endommager - pour attirer l'attention sur l'urgence climatique.

Princesse Marie-Esmeralda de Belgique (Christophe Bortels)

"C'est tout à fait normal qu'on passe à la désobéissance civile", a commenté la fille cadette de Léopold III interrogée lors de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" de RTL-TVI.

"Les gens ont peur, ils sont inquiets pour leur futur", a insisté Esmeralda, estimant que la population devrait être "révoltée" face aux nombreux morts provoqués par le dérèglement du climat partout sur la planète.

Militante affichée du climat depuis plusieurs années déjà, la princesse, qui vit à Londres, avait été brièvement arrêtée en 2019 dans la capitale britannique alors qu'elle participait à une action de désobéissance civile menée par le mouvement écologiste Exctinction Rebellion.

Elle se rendra d'ailleurs ces prochains jours à Charm-el-Cheikh (Égypte) pour participer à la COP27 sur le climat.

COP27 : "L'inaction équivaut à de la myopie et ne peut que retarder la catastrophe climatique"

Interrogé au cours de cette même émission, le Premier ministre Alexander De Croo a lui qualifié de "vandalisme" les actions menées par différents militants sur une série de toiles célèbres.

"Le vandalisme n'est pas une solution à quoi que ce soit", a fustigé M. De Croo, ajoutant ne pas voir de lien entre la destruction d'une œuvre d'art et la protection du climat.

Le Premier ministre devait s'envoler ce dimanche pour l'Égypte à la tête d'une délégation belge de plus de 100 personnes, dont cinq ministres. Interrogé sur la taille - jugée par d'aucuns démesurée - de cette délégation, M. De Croo a estimé que celle-ci était justifiée vu "l'expertise" de la Belgique dans ce dossier.

Il a aussi jugé positif que la société civile belge ainsi que des entreprises soient également présentes à ce sommet organisé au bord de la Mer Rouge, et pas seulement des représentants politiques.

Un activisme à condamner