Mort de Thomas Monjoie: "Je ne comprends pas que des dispositions spécifiques n'ont pas été prises envers Yassine M."

Ce mercredi dans "Il faut qu'on parle", Maxime Binet et ses invités sont notamment revenus sur les circonstances de la mort du jeune policier Thomas Monjoie, et ont abordé le sujet du village de supporters pour le Mondial 2022, prévu à Vilvorde puis annulé.

La mort du jeune policier Thomas Monjoie, attaqué au couteau par Yassine M. le 10 novembre, aurait-elle pu être évitée? Selon le rapport du procureur général de Bruxelles, il y a eu un manque de communication entre la police et le personnel de psychiatrie des cliniques Saint-Luc, où Yassine M. a été envoyé pour un examen psychiatrique, avant de quitter les lieux. Des psychiatres avaient pourtant émis des recommendations concernant ce genre de cas en 2018, mais elles n'ont pas été suivies, rapportait la DH ce mercredi matin.

Denis Ducarme, député fédéral (MR) à la Chambre, a été interpellé sur la lenteur de l'application des mesures recommandées. "Même en dehors de cet aspect, la mort de Thomas Monjoie aurait pu être évitée [...] Il y a eu des actes manqués. J'estime que la magistrate avait les outils à disposition pour neutraliser cet individu, et d'autres pénalistes l'indiquent également", a réagi le ministre. "Je ne comprends pas comment on n'a pas pris des dispositions spécifiques, comme on l'a fait quelques jours plus tard avec 'le copycat' qui s'est présenté au commissariat de Schaerbeek", lui aussi pour proférer des menaces envers les forces de l'ordre. Les invités et chroniqueurs ont également abordé la notion d'erreur humaine dans ce débat.

Après ce chapitre, les journalistes de la DH Jonathan Lange et Vincent Schmidt sont revenus sur le faible enthousiasme autour du Mondial 2022, qui débutera dimanche au Qatar. Ils ont notamment débattu sur l'annulation du village de supporters, prévu initialement à Vilvorde. "C'était prémonitoire" cette annulation, ont soutenu les deux journalistes. "Notamment à cause de la localisation, le fait qu'il y avait une entrée à payer, et puis la Coupe du monde se déroule en hiver, donc ce n'est pas idéal", a entre autres déclaré Vincent Schmidt.

Les invités et chroniqueurs présents en plateau se sont finalement penchés sur la surmortalité particulièrement élevée de l'été dernier. Les chiffres montrent que 42.383 personnes ont perdu la vie durant l'été, soit une surmortalité de 5,7%. De tels chiffres n'avaient plus été observés depuis la canicule de 2003, il y a presque 20 ans. Yves Coppieters, professeur de Santé publique à l'ULB, et le virologue Yves Van Laethem ont amené quelques explications à cette situation, en partie due aux différents pics de chaleur et au Covid selon les deux experts.