Les mineurs étrangers non accompagnés ne seront pas soumis à des tests pour déterminer leur âge

Le service des Tutelles, rattaché au SPF Justice, refuse de soumettre les mineurs étrangers non accompagnés (Mena) à des tests osseux afin de déterminer s'ils sont bien âgés de moins de 18 ans.

Nicole de Moor CD&V politique secretaire etat asile immigration

Cela ne serait pas prudent d'un point de vue médical, les jeunes étant trop malades et trop fatigués. Mais sans examen médical, pas d'hébergement, soulignent mardi les journaux De Morgen, De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg dans leurs colonnes.

Le réseau d'accueil des demandeurs d'asile étant surchargé, Fedasil donne la priorité aux personnes les plus vulnérables, parmi lesquelles figurent les Mena. En cas de doute concernant l'âge du jeune, le service des Tutelles doit effectuer un test médical, qui consiste en une triple radiographie des dents, de la clavicule et du poignet. Mais depuis le 26 octobre, il refuse de faire passer ces examens. "Après avoir vécu dans la rue, les jeunes sont trop faibles pour de telles radios", explique un porte-parole.

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Le service des Tutelles demande à Fedasil de fournir dans un premier temps aux jeunes les soins médicaux auxquels tous les demandeurs d'asile ont droit. De son côté, l'agence fédérale rappelle que l'exécution des tests déterminant l'âge fait partie de la mission du service des Tutelles.

Le cabinet de la Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Nicole de Moor (CD&V) envisage de mettre en place des espaces au sein desquels les jeunes pourraient passer un examen médical avant de faire la triple radiographie.