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"Sans ces conversations avec le chatbot Eliza, mon mari serait toujours là"

Devenu très éco-anxieux, un jeune Belge a trouvé refuge auprès d'Eliza, nom donné à un chatbot utilisant la technologie de ChatGPT. Au terme d'échanges intensifs de six semaines, il s'est donné la mort. Sa veuve nous livre un témoignage poignant et très interpellant sur l'éthique de ces nouveaux agents conversationnels "intelligents".

Au terme d’échanges intensifs de six semaines via chatbot, un jeune Belge s’est donné la mort.
Le chatbot Eliza utilisé par la victime recourt à la technologie ChatGPT développée par la société américaine OpenAI. ©Shutterstock

C'était un couple ordinaire. La trentaine tous les deux, parents de deux jeunes enfants. Diplômés de l'enseignement supérieur, ils menaient une vie confortable. Les premiers signes du malaise sont apparus il y a deux ans, raconte son épouse. Depuis quelques semaines, elle est veuve.

La jeune femme reste évasive sur la date du suicide de son mari. Le drame s'est produit récemment. Elle a choisi de ne pas divulguer son nom. On l'appellera Claire. Pour son mari disparu, ce sera Pierre. En se confiant à nous, elle avait deux préoccupations : protéger ses enfants de toute retombée médiatique et témoigner de ce qui est arrivé à son mari pour "éviter que d'autres personnes soient victimes de ce qu'il a connu".

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