Des demandeurs d'asile ramenés sous escorte vers leur pays d'arrivée

Les vols prévus pour ramener des personnes en séjour illégal vers leur pays d'origine seront prochainement aussi prévus pour transporter des demandeurs d'asile au sein de l'UE. La secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Nicole de Moor (CD&V), élabore cette option pour répondre à la crise de l'accueil, rapporte De Standaard vendredi.

BRUSSELS, BELGIUM - MARCH 20 : Asylum seekers supported by dozens of citizens in solidarity have occupied the building of the future national crisis centre since Sunday 12 March. On Tuesday 21 March, the case will be brought before the Justice of the Peace on 20, 2023 in Brussels, Belgium, 20/03/2023 ( Photo by Didier Lebrun / Photonews
Des demandeurs d'asile ramenés sous escorte vers leur pays d'arrivée ©DLE

Près de la moitié des personnes qui ont demandé une protection internationale en Belgique avaient auparavant déjà été enregistrées dans un autre pays européen. Le règlement de Dublin, législation européenne, prévoit que les demandes d'asile soient traitées dans l'État membre où les migrants sont arrivés. Mais le nombre de personnes qui retournent dans les faits dans ce pays d'arrivée est trop bas, selon la secrétaire d'État. 

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Pour convaincre davantage de demandeurs d'asile de retourner volontairement par exemple vers l'Italie, la Grèce ou la Croatie, un "centre Dublin" a été établi. Ceux qui persistent à refuser ou opposent une résistance, peuvent depuis peu y être ramenés en avion sous importante escorte policière. Auparavant, cette méthode n'était utilisée que pour ramener les personnes en séjour illégal vers leur pays d'origine. 

Depuis la fin de l'année passée, 43 personnes ont de la sorte été emmenées vers un pays de l'UE: par trois fois, dix personnes ont été transportées vers l'Autriche et treize vers la Croatie. Selon Mme de Moor, ces vols ont un effet dissuasif qui se manifeste par une plus grande volonté de retour dans le chef des demandeurs d'asile. "Alors que l'année passée 57% des retours pouvaient se faire sans escorte, il s'agit cette année de 68% déjà", fait valoir la secrétaire d'État.

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