En plus des mesures strictes imposées par les autorités fédérales à l'issue du Conseil national de sécurité de ce lundi, la ville d'Anvers a imposé à ses habitants d'autres restrictions. Le port du masque y devient obligatoire partout, les sports de contacts sont interdits et un couvre-feu a été mis en place. Les bars et restaurants de la ville devront donc fermer leurs portes à 23h. Cela déçoit les patrons de l'Horeca anversois, dont certains jugent que les nouvelles restrictions sont le résultat d'un climat de peur instauré en partie par le virologue Marc Van Ranst, qui a avait, le 25 juillet dernier sur Twitter, déconseillé de se rendre à Anvers "en raison d’un nombre important d’infections au nouveau coronavirus dans la ville".


"Suite à l’appel de Marc Van Ranst, notre belle ville s'est transformée en ville fantôme. On ne compte plus les annulations, les cafés sont vides et les restaurants devront fermer plus tôt, simplement parce que la peur s'est installée. La peur d’un virus qui, selon les chiffres, n'est pourtant présent que dans certains quartiers et certaines rues”, se désolent, dans un communiqué repris par Het Laatste NIeuws, les gérants d'établissements de la Marnixplaats, cet endroit branché et habituellement fréquenté de la ville qui rassemble de nombreux cafés et restaurants. "En raison de la généralisation de M. Van Ranst, la panique a également frappé les entrepreneurs de l'Horeca", écrivent encore les gérants, qui ont pris les services d'un avocat afin de savoir si des poursuites contre le virologue étaient envisageables.

Selon eux, instaurer un couvre-feu est une décision qui ne se justifie pas. Ils voudraient que les autorités provinciales rappellent aux habitants de la ville et aux touristes que leurs établissements sont sécurisés, que les règles sanitaires y sont respectées. "Depuis la réouverture de l’Horeca du 8 juin au 8 juillet, la courbe des nouvelles contaminations n'avait pas augmenté, selon les experts qui conseillent le gouvernement", continuent les patrons de l'Horeca dans le communiqué, regrettant que leur secteur soit "une nouvelle fois puni".