La Fédération des médecins généralistes néerlandophones de Bruxelles (BHAK) plaide pour que les familles où vivent plusieurs générations sous un même toit portent également un masque buccal à la maison. Se basant sur le fait que les jeunes Bruxelles sont de plus en plus infectés par le Covid-19, les médecins généralistes néerlandophones estiment que cette mesure pourrait permettre d'empêcher une nouvelle propagation du virus parmi les personnes âgées. 

Le BHAK constate également que le respect des mesures reste difficile. Lors de cette deuxième vague, les jeunes constituent en effet le premier groupe à risque. Par ailleurs, les quartiers densément peuplés du nord de Bruxelles, où plusieurs familles vivent souvent ensemble dans une maison, sont particulièrement touchés par le Covid-19.

"Je plaiderais en faveur de mesures linéaires supplémentaires et plus spécifiquement de mesures restrictives dans un certain nombre de situations. Je pense, par exemple, à l'utilisation de masques buccaux au sein d'une famille où vivent plusieurs générations. Il est certain que maintenant que plus de jeunes sont testés positifs. Bien sûr, vous ne pouvez pas envoyer de police là-bas pour le vérifier", déclare Vincent Janssens, président du BHAK. "Les gens doivent comprendre que c'est nécessaire. Si ce n'est pas pour la société, alors du moins pour leurs propres familles. Cela nécessite l'engagement d'autres personnes et cela a à voir avec la confiance et la citoyenneté."

Il reste difficile à Bruxelles d'atteindre certains groupes de population et de les faire respecter des mesures de base telles que l'obligation de masque buccal. La sensibilisation et l'information restent plus importantes que l'action répressive, estime le docteur Janssens. "Une amende constante n'est pas non plus la bonne manière, je pense. Les règles de base doivent être mieux expliquées de manière à atteindre réellement le peuple. Via les médias est en fait insuffisant. Faire passer des sanctions ne fonctionnera pas."