Le cardinal Jozef De Kesel a rappelé mercredi l'origine chrétienne de la fête de Noël, "fête de la solidarité", qui "touche encore tant de monde, que l'on soit croyant ou non".

"Il est frappant de constater que même dans notre société sécularisée, la fête de Noël touche encore tant de monde, que l'on soit croyant ou non. Elle fait vibrer en chacun de nous une corde sensible. C'est comme si, à ce moment, nous nous souvenions de ce qui est important dans la vie. C'est le temps où nous nous souhaitons mutuellement le meilleur, le temps où nous recherchons l'intimité avec nos proches, le temps enfin où nous resserrons les liens familiaux", a déclaré le l'archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique dans son homélie prononcée lors de la messe de minuit en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles.

"Pour celui qui est conscient de l'origine chrétienne de la fête de Noël et encore plus pour celui qui est chrétien, le sens de cette fête et le message qui en découle seront évidemment plus fort et plus intense. Nous célébrons la naissance de Jésus. Il ne s'agit pas de la naissance de n'importe quel enfant. Il s'agit de la naissance de quelqu'un hors du commun, a ajouté Mgr De Kesel.

"Noël est la fête de la solidarité. Si Dieu a pris la peine de devenir homme pour nous et avec nous, c'est bien pour que nous soyons à notre tour homme avec et pour chacun. Nous devons nous opposer fermement à ce que le pape François appelle la globalisation de l'indifférence. Ce n'est pas ce qu'un homme peut réaliser pour lui-même mais bien ce qu'il peut signifier pour les autres qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue. C'est ainsi aussi que l'on honore Dieu, et ce n'est qu'ainsi que la paix vient sur terre", a encore dit le cardinal.

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