" Ils ont un plan ambitieux pour maintenir le taux élevé de tests dans les mois à venir", ont indiqué les experts en conférence de presse.

"Elle nécessite une approche coordonnée entre les nombreux gouvernements, médecins généralistes et laboratoires. Des priorités claires ont été fixées pour déterminer ceux qui peuvent être testés et cela dépendra du stade de l'épidémie. Le but est que chacun puisse être testé, selon une liste de priorités. En cas de diminution du nombre de tests disponibles, les tests des catégories moins prioritaires n'auront pas lieu", explique la porte-parole interfédérale, Frédérique Jacobs.

Voici les différents stades établis par les ministres :

Le stade 1 est celui où le virus circule peu. C'est à dire moins de 15 cas par 100.000 habitants pour deux semaines. À ce stade, des tests approfondis pourront être effectués sur des personnes présentant des symptômes modérés.

Le stade 2, pour une circulation accrue du virus. Le nombre de cas positifs oscille alors entre 15 et 50 par 10.000 habitants pour deux semaines. Dans cette phase, les voyageurs revenant de zone orange ne seront plus testés.

Le stade 3 correspond à une circulation intense du virus avec plus de 50 cas pour 100.000 habitants pour deux semaines. Les voyageurs de retour d'une zone rouge ne seront plus testés mais seront invités à se mettre en quarantaine. Les contacts à haut risque ne seront testés qu'une seule fois, et non deux.


Lorsqu'une commune ou une zone plus étendue est en phase 3, il sera possible de dépister une fois par mois le personnel des centres résidentiels. Par contre les dépistages préventifs, en absence de symptôme, au sein d'une entreprise, école, ou autres organisations n'est pas recommandé à ce stade.

Les laboratoires cliniques sont invités à "continuer à élargir leur capacité de test. En cas de pénurie, les laboratoires pourront s'envoyer les échantillons entre eux ou pourront faire appel à la Plateforme fédérale des tests pour obtenir une capacité d'échantillons supplémentaire".

Lors de la conférence de presse, les experts ont tenu à rappeler "qu'un test négatif ne garantit pas que vous n'êtes pas contaminé par le virus. Il est parfaitement possible d'être porteur du virus mais que le test reste négatif durant les premiers jours. Les tests fournissent des informations mais ne protègent et ne guérissent pas. Ils ne remplacent pas la quarantaine."