L'incertitude est encore de mise concernant les camps et activités d'été en raison de la crise du coronavirus; une absence de décision "dramatique pour les enfants et jeunes défavorisés", regrette la Fondation Pelicano contre la pauvreté infantile. "Nous devons étudier, durant les prochains jours et les prochaines semaines, dans quelle phase et dans quelles conditions nous pourrons élargir nos contacts sociaux, envisager les stages d'été, les camps de mouvements de jeunesse", avait annoncé la Première ministre Sophie Wilmès, le 13 mai dernier, à propos de la phase 3, qui "n'aura pas lieu avant le 8 juin".

"Un jour de plus dans l'incertitude, c'est un enfant défavorisé de plus qui risque de se retrouver sans camp cet été", estime Pelicano, qui appelle à ne pas attendre jusque-là et à ce qu'une décision soit prise le plus vite possible.

La fondation exige une décision rapide afin que ses partenaires sociaux puissent prendre contact avec les enfants "en temps voulu et que nous puissions faire le nécessaire pour financer les camps et autres activités cet été", a souligné Christiaan Hoorne, le directeur général de la Fondation Pelicano.

L'organisation belge lutte contre la pauvreté infantile depuis plus de dix ans en soutenant financièrement des jeunes par l'intermédiaire de partenaires sociaux. Ces derniers sont en contact direct avec 1.200 enfants. "Plus la décision finale tardera, plus il y aura de risques que ces enfants ne soient pas identifiés ou ne puissent plus être contactés à temps par les partenaires sociaux et soient dès lors laissés pour compte lors des camps et activités d'été", souligne Pelicano, qui finance environ 300 camps d'été par an.