Les déclarations de Bart De Wever continuent de faire réagir, dans le monde politique. Le bourgmestre d'Anvers déclarait à nos collègues de la RTBF : "L e président de l’association des généralistes a déjà indiqué qu’on savait peu de choses sur les chiffres à Bruxelles. On marche un peu à l’aveugle, on ne voit les choses que lorsque les admissions augmentent à l’hôpital. A Anvers, nous avons des liens très étroits avec la première ligne. Nous avons un excellent réseau de généralistes et d’hôpitaux, des centres de triage. Nous savons très vite ce qu’il se passe". 

"Un non sens"

Dans le viseur de l'Anversois, notamment, la ville de Bruxelles. Le ministre bruxellois de la santé, Alain Maron, s'étonne de la tenue de tel propos : " Bart De Wever ne sait absolument pas comment ça se passe à Bruxelles. De plus, imaginer qu'un tel différentiel soit dû à des différences de procédures est un non-sens. Le système bruxellois est comparable au reste du pays, y compris à Anvers".

L'écologiste défend le dispositif mis en place dans la région bruxelloise : " Dans chaque commune se trouvent des points de contacts. Quand ceux-ci reçoivent les chiffres de Sciensano, ils les analysent et si des chiffres témoignent de l'apparition potentielle d'un cluster, les services agissent. Nous avons eu le cas il y a quelques jours entre Schaerbeek et Evere, et la situation est rentrée dans l'ordre".