Alors que le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte a annoncé un durcissement des mesures sanitaires contre le coronavirus dans son pays, Alexander de Croo était amené à s'exprimer sur les décisions de son homologue sur le plateau de RTL durant le JT de 19h.

"Ce n'est pas facile d'être un Premier ministre dans des temps comme ça, on prend des mesures que l'on n'aime pas prendre", a d'abord déclaré le Premier ministre, réagissant au fait que son homologue a été hué en annonçant ses nouvelles mesures. Mais les décisions prises autant aux Pays-Bas qu'en Belgique sont nécessaires a tenu à ajouter Alexander De Croo, car "notre pays était le pire de l'Europe à un moment (en termes de chiffres du coronavirus, ndlr), mais aujourd'hui peu de pays font mieux que nous (...) On contrôle mieux la pandémie, mais il est clair que nous ne sommes pas sortis de l'auberge".

Il lui a ensuite été demandé s'il comptait mettre en place des mesures spécifiques pour éviter que des Néerlandais ou des Allemands viennent faire leur shopping en Belgique. "J'espère que ce ne sera pas nécessaire", a réagi De Croo, "Mais si on voit trop de monde venir en Belgique, c'est clair que l'on prendra des mesures supplémentaires". Notamment des "contrôles filtrants" pour empêcher les personnes qui veulent traverser la frontière afin de faire leurs achats de Noël chez nous.

Sans grande surprise, le Premier ministre a également annoncé que "les demandes d'assouplissement ne sont plus sur la table" du Comité de concertation, qui aura lieu vendredi. Les chiffres sont en baisse, mais pas suffisamment et "on reste dans une période délicate". Selon Alexander De Croo, le Comité de concertation servira surtout à remettre l'accent sur les mesures déjà en vigueur. Car pour lui, plusieurs règles ne sont pas ou plus respectées. "Le télétravail par exemple n'est pas une option, c'est une obligation", a martelé le Premier ministre. Il attend surtout des Belges qu'ils se motivent mutuellement, pour suivre les mesures afin de pouvoir "se donner un Noel et un après Noel sans troisième vague". 

"Soit nous cassons cette troisième vague maintenant, soit elle se développe maintenant", a-t-il résumé, avant de confier que son plus grand souhait pour 2021 était que l'on puisse "à nouveau se rencontrer, se voir pour boire un verre sans avoir peur et avec cette spontanéité interpersonnelle que l'on n'a plus en ce moment".