Alexander De Croo était l'invité de Matin Première sur la RTBF. L'occasion pour lui de revenir sur sa conférence de presse de ce lundi afin d'expliquer la situation actuelle et les différents scénarios possibles dans les mois à venir. Tout d'abord, le Premier ministre a tenu à expliquer sa démarche. "La situation commence à nous peser et elle dure depuis trop longtemps. J’ai voulu expliquer sur quoi nous nous basions. La science guide nos choix pour donner des perspectives. Elles ne sont pas basées sur des opinions. J'ai également voulu être totalement transparent avec la population."

Ce weekend, le beau temps a fait son apparition. Et les Belges n'ont pas hésité à aller dans les parcs afin d'en profiter. Avec en tête de liste le Bois de la Cambre qui a été pris d'assaut ce samedi et dimanche. Le début d'une polémique? Pour l'homme politique, cela n'est pas un problème. "Je comprends tout à fait le message des Belges. Mais il faut y ajouter des précisions. Se balader avec des proches dans un parc n’est pas interdit. D’ailleurs ce n’est même pas dangereux. Selon moi, lorsque les gens sortent dans la rue, je ne vois pas cela comme un message de ras-le-bol. Je vois cela comme une bonne chose. La vérité est que cette situation est très instable et difficile. Soyons clairs: on ne restera jamais un jour de trop dans cette situation."

Critiqué pour sa communication hasardeuse , Alexander De Croo a répondu à la question de savoir si les scientifiques ne se basaient finalement pas sur des projections et non des faits pour exposer leur théorie. Tout simplement car il est impossible "de prédire réellement les chiffres" . Le Premier ministre a estimé avoir été complet dans la présentation des faits. "Nous avons commencé par expliquer la situation actuelle. En Belgique, nous sommes parvenus à stabiliser la situation en parallèle à nos mesures. Ce n’est pas forcément le cas des autres pays. Cela ne rend pas la situation plus facile mais c’est important de le savoir. Si nous avons cassé la troisième vague, c’est parce que les Belges ont fait des efforts considérables. Ensuite, j’ai laissé l’espace à nos scientifiques. Je pense que lorsque nous sommes dans une situation d’incertitudes, nous ne devons pas nous confier à des opinions."

Alexander De Croo a avoué ne pas comprendre les critiques dont il a fait l’objet. Dont celle d'expliquer la situation avec des graphiques alors que la population semble être à un point de non retour. "J’ai voulu être transparent. Cette communication anxiogène n’est pas uniquement le problème de la politique. Elle ne prend que 10%. Le reste, elle est le problème des médias, des experts et des groupes de pression."

Désormais, tous les regards sont tournés vers vendredi avec ce nouveau Comité de concertation. Avec quels assouplissements? "Le moment de déconfiner n'est plus très loin" a affirmé le libéral. "Ce n'est pas parce que nous avons réalisé une conférence de presse hier que certains déconfinements additionnels ne sont pas possibles en mars. Seulement, nous devons rester prudents lors de ce mois crucial. Car c'est cette prudence qui nous permettra de faire de grands déconfinements en avril et en mai. Tout l'enjeu est là: collectivement, les Belges sont-ils encore capables de garder une certaine prudence afin de revivre d'ici quelques mois?" 

Réponse dans le mois à venir.