Les négociations se poursuivent à Bruxelles concernant la tenue du rassemblement organisé ce dimanche.

La manifestation annoncée contre le racisme et les violences policières pourra-t-elle avoir lieu dimanche ? Des négociations se sont tenues ce jeudi après-midi entre les représentants du collectif Black Lives Matter et les autorités communales de la ville de Bruxelles, sans toutefois aboutir. L’objectif était de trouver un accord sur les modalités du rassemblement en soutien aux victimes de violences policières et contre le racisme, censé se tenir à 15 heures ce dimanche sur la Place Poelaert, en face du palais de justice. Le collectif avait lancé un événement sur les réseaux sociaux, qui, très vite, a connu un fort engouement. Cinq mille personnes avaient marqué leur intention d’y participer. L’événement intéresse près de 10 000 personnes.

Le bourgmestre Philippe Close (PS) n’avait pas d’emblée interdit le rassemblement, privilégiant une négociation avec les organisateurs. De son côté, la Première ministre Sophie Wilmès a rappelé à la Chambre que les manifestations ne sont toujours pas autorisées, faisant suite aux décisions du dernier Conseil national de sécurité. Elle a invité Philippe Close à trouver une alternative, rappelant que la mesure vise à éviter la propagation du virus et non à museler la population.

Une manifestation similaire était également prévue à Anvers par le collectif Belgian Youth Against Racism, où 600 personnes s’étaient montrées intéressées par l'événement. La police et le cabinet du bourgmestre anversois Bart De Wever (N-VA) se sont quant à eux montrés moins flexibles. "Les manifestations restent interdites. Il n’y aura donc pas d’autorisation", a indiqué la police anversoise, confirmé par le cabinet De Wever.

Lundi déjà, plusieurs manifestations avaient eu lieu à Bruxelles et à Gand. Dans la capitale, une cinquantaine de participants s’étaient rassemblés sur la place de la Monnaie, sans débordement et dans le respect des distanciations sociales en vigueur.