Durement touchée par le rebond de l'épidémie, la ville d'Anvers est dans le viseur des autorités. Selon les derniers chiffres de l'épidémie publiés ce lundi, près de la moitié (47%) des 1.952 nouvelles infections de la semaine a eu lieu dans toute la province d'Anvers et la plupart des nouveaux porteurs fait partie de la population active. "La seule solution est de confiner la ville", indiquait notamment ce dimanche Dirk Devroey, professeur en médecine généraliste et vice-doyen de la faculté de médecine et de pharmacie à la VUB.

Sophie Wilmès a donc insisté, lors de la conférence de presse à l'issue du CNS, sur ce qu'elle a appelé "l'approche locale", rappelant que les bourgmestres avaient la possibilité d'agir localement pour contrer la propagation du virus. "Nous insistons pour que les autorités locales agissent vigoureusement dans leur commune si la situation s'aggrave".

Pas de décision pour Anvers donc, mais ça ne saurait sans doute tarder. "L'urgence de la situation à Anvers exige dans tous les cas que des mesures fortes doivent être prises immédiatement", a-t-elle ajouté. Wilmès a aussi précisé qu'une réunion de crise était en cours entre les bourgmestres de la province pour discuter des éventuelles mesures à prendre.

Cathy Berx, la gouverneure de la province d'Anvers, qui avait quitté la réunion du Conseil national de sécurité lundi après-midi pour participer à cette réunion de crise, avait déjà précisé qu'elle avait eu des contacts au préalable avec le bourgmestre anversois, Bart De Wever (N-VA).

Il faudra donc encore attendre les prochaines heures pour savoir ce qu'il adviendra de la région anversoise.