Cette fois, c’est tranché. La circulaire officielle de la ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS), a été envoyée jeudi : les jeunes ne devront finalement pas choisir entre leurs cours à l’académie et une autre activité.

C’est écrit noir sur blanc, l’enseignement secondaire artistique à horaire réduit est considéré hors quota de la dernière règle en vigueur concernant les activités extrascolaires, à savoir le choix d’une seule occupation. "S’il reste vivement conseillé que les jeunes se limitent à une seule activité de groupe en dehors de l’enseignement obligatoire, cette activité hebdomadaire peut désormais se cumuler à la fréquentation de l’enseignement artistique à horaire réduit", précise la ministre qui rejoint la position adoptée dès le début côté flamand.

Même si leurs élèves sont à présent autorisés à poursuivre leur apprentissage artistique en même temps qu’une autre activité, le secteur continue à payer un lourd tribut à la pandémie. Après avoir été fermées pendant le premier confinement, les académies doivent respecter des mesures strictes.

Comme pour les autres activités des jeunes, les groupes des moins de treize ans ne peuvent plus dépasser dix participants. Ce qui a été présenté, dans les sports et les mouvements de jeunesse, par exemple, comme une contrepartie à la reprise des activités des treize ans et plus. Seulement, dans les académies, les cours des aînés avaient toujours lieu, par bulle de quatre maximum. Le week-end dernier, le secteur a manifesté son très vif mécontentement dans une lettre ouverte, cette dernière restriction constituant la goutte d’eau de trop. C’est un sale coup qui oblige à tout réorganiser, lisait-on dans leur texte, avec rien en contrepartie…

En outre, les académies appliquent déjà, depuis la Toussaint, un protocole sanitaire sévère. Le masque est obligatoire à partir de 12 ans, même pour la pratique du théâtre, de la danse et du chant. Seuls les instruments à vent y échappent. Une distance de 3 mètres (9 m2) doit séparer les participants. Elle peut être réduite à 2 mètres voire 1,5 mètre dans certaines disciplines, si les élèves sont séparés par des plexiglas. Elle peut, par contre, monter jusqu’à 5 mètres lorsque le travail implique un effort physique important ou une voix forte.

La circulaire envoyée jeudi consacre la spécificité des académies dans la sphère des activités des jeunes en dehors de l’école et reconnaît son existence en tant qu’enseignement. Pas sûr toutefois que cela suffise à rassurer ceux qui s’inquiètent de voir diminuer encore leur fréquentation. "Rares sont les établissements qui n’ont pas connu cette année de chute plus ou moins spectaculaire de leur population", dénonçaient les signataires de la lettre ouverte. Verdict à la rentrée prochaine…