Invité de Matin Première ce mardi, le ministre des Affaires étrangères Philippe Goffin a assuré que les autorités avaient prévenu " que la période estivale serait une période incertaine et que malheureusement les situations pourraient évoluer soit en bien soit en mal ".

S'il comprend "l’inconfort" des belges qui avaient réservé leurs vacances depuis "l’automne dernier" parfois et qui ont dû rebrousser chemin lorsqu'ils ont entendu à la radio que leur destination était placée en en zone rouge, le ministre a rappelé que "cela faisait partie des risques connus".

Même chose pour le mois d'août a prévenu Philippe Goffin : "Il y a des zones qui vont passer en rouge, d'autres pas". "Mais on ne peut pas nous reprocher d’essayer de protéger la population du retour du virus. On le voit d’ailleurs, les courbes sont ascendantes", s'est-il justifié.

"On agit par précaution, même si on reconnaît que tout cela peut provoquer de la frustration", a-t-il ajouté, bien qu'il admette une "certaine sévérité".

Le ministre a toute fois précisé que la décision des autorités était basée sur les décisions de Celeval, la cellule d'évaluation qui estime le code couleur, qui est "un organisme indépendant". "Je n’ai pas la compétence, je suis juriste, je ne suis pas scientifique, pas virologue", a-t-il argué.

Composé de Sciensano et de scientifiques et virologues, Celeval, attribut des codes couleurs selon plusieurs critères : le taux de contamination des 15 derniers jours, les capacités de testing, et les mesures sanitaires mises en place dans le pays en question. 

"Il ne nous appartient pas ici de porter un jugement de valeur sur les critères retenus par tel ou tel pays", insiste Phillippe Goffin. "Mais à la lumière de ce que nous faisons ici, il est normal que l’on intègre aussi les mesures sanitaires dans les pays qui sont visités."