Plusieurs véhicules de police, dont des agents des unités spéciales, se sont rassemblés mercredi vers 18 heures à la porte de la Salamandre, une des entrées du parc national des Hoge Kempen. Le parking du café De Salamander est rempli de véhicules de police.

En fin de journée, 250 policiers et militaires ont été déployés dans et autour d'un parc national de la province du Limbourg (nord-est) où il pourrait se cacher, selon le parquet fédéral qui a confirmé à l'AFP un chiffre donné par les médias belges.Jurgen Conings, 46 ans, potentiellement "en possession d'armes à feu", est recherché dans ce secteur depuis mardi soir, quand son 4X4 a été retrouvé en bordure du parc, sur la commune de Niel-bij-As à l'Est de Genk, avec à l'intérieur quatre lance-roquettes antichar et des munitions.

Mercredi soir, les unités spéciales sont entrées en action sur le Weg naar Heiwyck, où un ruban bloque l'entrée de la Mechelse Heide. Peu après, les policiers sont repartis. Six détonations ont été entendues vers 18h35, sans que l'on sache s'il s'agissait de coups de feu. Les médias sont tenus à l'écart du parking de De Salamander, pour leur propre sécurité. Deux enquêteurs de la police du Maasland ont également récupéré un vêtement et deux essuies trouvés sur un sentier près de l'Europalaan (N771), au bord du Dilserbos, à quelques kilomètres de l'endroit où le véhicule de Jurgen Conings a été retrouvé mardi soir. On ne sait pas encore si ces éléments appartiennent à ce dernier.

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L'homme de 46 ans est animé de motivations "potentiellement agressives à l'encontre d'institutions ou de personnalités", a précisé le parquet.

Bien que "les cibles ne sont pas clairement définies" et que "différentes pistes sont envisagées", le virologue Marc Van Ranst, potentiellement visé, a été placé en sécurité.

Mardi matin, il est apparu que le militaire de carrière était en possession d'armes. "L'ensemble de ces éléments, auxquels s'ajoutent certaines caractéristiques de sa personnalité et sa maîtrise des armes à feu, ont poussé les autorités à prendre les faits au sérieux."

Le dossier a été fédéralisé. L'Ocam a établi le niveau de la menace émanant de cette personne à 4. Le niveau général de menace pour le pays restant quant à lui bien à 2.

Afin de permettre une coordination renforcée des actions des autorités, une phase fédérale a été activée. Le parquet fédéral et le Centre de crise national codirigent les opérations.

Jusqu'à présent, cette personne, qui est probablement encore en possession d'un armement plus léger que celui découvert dans son véhicule, "n'a pas commis de faits irréparables", insiste le parquet.