La chasse à l'homme pour tenter de retrouver Jürgen Conings, disparu depuis désormais plus de 48 heures, s'est poursuivi durant toute la journée de vendredi. Ce militaire, sympathisant de l'extrême-droite, avait notamment menacé de mort le virologue Marc Van Ranst, qui a été placé en sécurité ainsi que sa famille. L'individu est considéré comme dangereux: des roquettes ont été retrouvées dans sa voiture abandonnée et il pourrait porter sur lui d'autres armes dangereuses.

Les fouilles menées dans un important périmètre du parc national de la Haute Campine, ainsi qu'à Louvain, n'ont jusqu'ici rien donné. Le militaire armé reste introuvable.

"On recherche toujours l'individu de toutes nos forces. L'enquête montre que ce n'était pas un acte impulsif", a expliqué Vincent Van Quickenborne. "Il se préparait depuis des jours." "Jürgen Conings ne figure donc pas seulement sur la liste de l'Ocam (Organe de coordination pour l'analyse de la menace). Il est une menace pour notre société et nos citoyens. Tous les faits montrent que c'est un homme vraiment dangereux qui doit être retrouvé au plus vite", a conclu le ministre.

En attendant, la police et la Défense sont toujours présentes en grand nombre dans et autour du parc national de Haute-Campine dans le Limbourg. "La situation est évaluée heure par heure", ajoute M. Van Quickenborne. "Nous espérons le retrouver le plus tôt possible."

Retrouvez les dernières informations relatives à cette chasse à l'homme ci-dessous:

23h00 : Ce vendredi soir, l'activité autour du parc national a continué de baisser. Vers 22 heures, une colonne de dix véhicules de police a quitté "De Salamander". Aucune information n'a été fournie sur la façon dont les recherches se poursuivent, où elles se déroulent et si des progrès ont été enregistrés.

18h58 : Vincent Van Quickenborne, le ministre de la Justice, confirme que l'homme est une "menace pour notre société". "La situation est évaluée heure par heure, nous espérons le retrouver le plus tôt possible", a-t-il déclaré, confirmant que l'homme avait bien caché des armes dans sa voiture abandonnée.

17h58 : Un juge d'instruction a été réquisitionné pour "tentative de meurtre dans un contexte terroriste et possession illégale d'armes dans un contexte terroriste".

17h01: Jürgen Conings a été vu lundi près du domicile de Marc Van Ranst, indique VTM Nieuws. "Jürgen Conings était près d'une cible lundi soir pendant deux heures", indique vendredi le cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld), confirmant des propos tenus sur la VRT. Le cabinet n'a pas confirmé qu'il s'agissait du virologue Marc Van Ranst, comme l'a indiqué une source à la chaîne publique flamande.

15h59: Jürgen Conings demeure introuvable. La zone de recherche a été étendue. "Les fouilles des zones les plus intéressantes pour l’enquête au sein du parc national de la Haute Campine ont été achevées au cours de la nuit dernière", indique le parquet. "Elles n’ont pas permis pour l’instant de retrouver l’individu recherché. Après cette phase, l’enquête se poursuit désormais, d’une manière moins visible, à différents endroits et avec différentes méthodes."

15h53 : Les recherches sur la voiture du militaire d'extrême droite Jürgen Conings ont montré l'existence d'un mécanisme suspect, a annoncé vendredi après-midi le parquet fédéral dans un communiqué de presse. "Le rapport technique destiné à en connaitre les effets potentiels, est encore attendu", souligne-t-il.

14h45: Jürgen Conings avait postulé à la police fédérale en mars de l'année dernière pour y entrer comme agent de sécurité. Mais le fugitif avait été recalé parce qu'il avait échoué à son test de personnalité, nous apprend VTM Nieuws. Ces employés sont par exemple chargés de la protection des détenus ou des centrales nucléaires, indique le média flamand.

13h00. La tension monte. La zone de sécurité à l'entrée du lieu-dit "La Salamandre" a été à nouveau étendue vendredi vers 13h00. La nervosité de la police est perceptible sur place. Les journalistes présents ont été contraints de s'écarter à des dizaines de mètres plus loin. De grands fourgons de police bloquent maintenant la N730. "En raison d'actes d'investigation supplémentaires, entre autres sur la route, la chaussée est maintenant fermée", déclare le gouverneur du Limbourg, Jos Lantmeeters.

Un habitant du quartier et quelques membres de la presse ont entendu des détonations vers 13 heures, mais selon le gouverneur, il n'y a rien de grave. Jeudi, il y avait également des plaisantins occupés avec des feux d'artifice à cause du football à Genk, dit-il

12h15: Les recherches se poursuivent dans tout le Limbourg. Le gouverneur du Limbourg, Jos Lantmeeters, a indiqué ce vendredi que les recherches sont menées dans l'ensemble du parc national de la Haute Campine et donc plus seulement dans la zone d'un périmètre de 20 kilomètres dans laquelle elles étaient concentrées mercredi et jeudi. Toujours selon le gouverneur, les recherches se poursuivent également dans toute la province du Limbourg, et ailleurs dans le pays. Le gouverneur se veut néanmoins rassurant: "Je reçois des mises à jour quotidiennes, et je peux garantir que les Limbourgeois n'ont aucune raison de s'inquiéter", a-t-il précisé. "Les enfants peuvent aller à l'école en toute sécurité. J'assure la coordination pour garantir la sécurité des résidents."

12h00: Le parquet fédéral table sur le fait que Jürgen Conings est toujours en vie. Les recherches pour localiser le militaire d'extrême droite Jürgen Conings se poursuivent vendredi au parc national de Haute Campine, a confirmé le gouverneur du Limbourg Jos Lantmeeters. Selon ce dernier, le parquet fédéral part toujours du principe que le fugitif est en vie.

11h00: Situation calme, les recherches se poursuivent. La situation est calme au lieu-dit "La Salamandre", la porte d'entrée du parc où se sont rassemblées les forces de police et de l'armée. Très peu d'informations parviennent actuellement aux journalistes présents sur place. Ces derniers ont seulement pu constater l'arrivée de quatre véhicules de la police fédérale amenant des chevaux.
La N730, qui traverse le Mechelse Heide, soit la zone du Parc national de Haute Campine où les opérations se poursuivent, a été rouverte. Le domaine reste lui fermé. La E314 de Maasmechelen à Lummen a aussi été libérée, après que deux bandes eurent été fermées en raison des opérations de recherche.

10h30: Le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé vendredi avoir demandé au président du Comité de concertation pour le Renseignement et la Sécurité (CCRS) d'élaborer un plan d'action sur le suivi structurel de la manière dont les services armés gèrent la menace des personnels radicalisés, a indiqué son porte-parole. Ce plan d'action doit aussi porter sur la manière dont l'information circule et est suivie et les procédures utilisant les services du personnel vis-à-vis des membres du personnel qui seraient radicalisés, a-t-il précisé à l'issue d'une réunion du comité ministériel restreint ("kern").

9h30: Le niveau général de la menace reste à 2. Malgré la présence de Jürgen Conings dans la nature, le niveau général de menace reste à 2 sur une échelle de 4, a confirmé vendredi matin une porte-parole de l'Organe de coordination et d'analyse de la menace (Ocam).

L'Ocam a fixé le niveau de menace concernant l'individu à 4, tout en le maintenant à 2 en général. "Le fait que le suspect n'ait pas été retrouvé jeudi ne change rien", affirme la porte-parole de l'Organe.

Le Centre de crise national se refuse pour l'instant à tout commentaire sur la mise en place éventuelle de nouvelles mesures. "Les analyses de risque sont constamment adaptées sur la base des dernières informations. Des décisions suivront, mais les détails ne peuvent pas être dévoilés", ajoute le porte-parole du Centre

9h15: Pas de démission, assure Mme Dedonder, qui pointe la N-VA du doigt. Invitée sur la RTBF ce vendredi matin, Ludivine Dedonder (PS) a exclu de démissionner: "Cela n'a même pas été abordé hier au parlement", a-t-elle affirmé.

Elle a en revanche répliqué à la N-VA qui a, depuis les bancs de l'opposition, jugé "écrasante" la responsabilité de la ministre socialiste, en poste depuis près de huit mois, alors que le Vlaams Belang s'est muré dans le silence en ne posant aucune question. "Ces gens soufflent sur les braises et puis viennent vous donner des leçons", a-t-elle lancé. Mme Dedonder a également accusé "le ministre précédent N-VA" (Steven Vandeput, d'octobre 2014 à novembre 2018, NDLR) d'avoir "totalement désinvesti" dans la Défense et en particulier en termes de personnel, de fonctionnement et d'infrastructures. "Ils ont acheté du matériel et ils m'ont laissé la facture", a-t-elle dit.

La ministre a toutefois admis, dans le cas de Jürgen Conings, "fiché pour sa dangerosité", "une faille dans la sécurité". "C'est vraiment la priorité de pouvoir le retrouver, de le mettre hors d'état de nuire", a-t-elle encore souligné.

9h00: Le parquet fédéral se réunit ce vendredi à 09h00 afin d'examiner les mesures à prendre dans le cadre de l'enquête.

8h00: Le parquet fédéral envisage de nouvelles mesures. Le parquet fédéral, le Centre national de crise et le gouverneur de la province du Limbourg se sont entretenus une première fois pour discuter des mesures désormais nécessaires pour protéger la zone. "Nous avions des raisons concrètes de penser qu'il se trouvait dans le parc", a déclaré vendredi le porte-parole du parquet fédéral Eric Van Duyse. "Le fait qu'il n'ait pas été retrouvé ne signifie pas nécessairement qu'il n'est pas ou n'était pas dans la région. Tous les éléments de l'enquête sont maintenant analysés et nous allons décider des prochaines mesures à prendre. Toutes les pistes sont ouvertes, nous n'excluons rien."

07h30: Les militaires arrivent dans le parc de la Haute Campine pour reprendre les recherches. Selon nos confères de HLN, la police et l'armée se préparent pour une nouvelle journée de recherche, qui devrait débuter sous peu. Le parking de "La Salamandre" s'est à nouveau rempli de véhicules de police. La porte-parole du parquet fédéral, Wenke Roggen, a confirmé que la chasse à l'homme se poursuivra bel et bien ce vendredi.

3h00: La majorité des forces de police et de l'armée quitte la porte d'entrée "De Salamander". Une colonne d'environ 50 véhicules avec des militaires et des blindés de l'armée a quitté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la porte d'entrée du lieu-dit "La Salamandre", dans le parc national de la Haute Campine à Maasmechelen. Plusieurs véhicules de police ont également quitté la zone. Seul un petit nombre de policiers et de soldats se trouvent toujours dans le parc.